[<] Adjoint [>] Matrices commutant avec leur transposée
Soit un endomorphisme d’un espace euclidien . On suppose .
Montrer que les endomorphismes et ont les mêmes sous-espaces propres.
Montrer que les sous-espaces propres de sont deux à deux orthogonaux.
Solution
Soient et .
Puisque et commutent, l’espace est stable par .
Considérons alors les endomorphismes et restrictions de et à l’espace . Puisque
on a en particulier
et donc . Or donc . Ainsi, . Un raisonnement symétrique donne l’autre inclusion ce qui assure l’égalité.
Soient deux valeurs propres distinctes de .
Soient et . D’une part,
D’autre part;
Puisque , on obtient .
Les espaces et sont donc orthogonaux.
Soit un endomorphisme diagonalisable d’un espace euclidien .
On suppose que les endomorphismes et commutent. Montrer que l’endomorphisme est autoadjoint.
Solution
Notons les sous-espaces propres de l’endomorphisme . Puisqu’il est diagonalisable, on peut écrire
Nous allons montrer que les espaces de cette décomposition sont deux à deux orthogonaux.
Soit une valeur propre de . L’espace
est un supplémentaire de . Puisque, les endomorphismes et commutent, chaque espace propre est stable et donc est stable par . On en déduit que est stable par . Puisque l’endomorphisme induit par sur est diagonalisable, il existe une base de formé de vecteurs propres de . Or aucun de ces vecteurs propres ne peut être élément de . On en déduit l’inclusion puis l’égalité par un argument de dimensions.
Ainsi, les sous-espaces propres de sont deux à deux orthogonaux. En introduisant une base orthonormée de chaque sous-espace propre, on forme alors une base orthonormée de diagonalisant . L’endomorphisme est donc autoadjoint car représenté par une matrice symétrique en base orthonormée.
Soit un endomorphisme d’un espace euclidien . Montrer
Solution
Supposons . Pour tout , on obtient par propriété d’adjonction
Ainsi, .
Supposons pour tout . Soient . On a par développement
On en déduit
Par adjonction, on a encore
ce qui se réorganise en
Le vecteur est orthogonal à tout vecteur de , c’est le vecteur nul. Cela vaut pour tout et donc .
Soient un espace euclidien et tel que .
Montrer que, pour valeur propre de et , on a
Montrer que et ont les mêmes valeurs propres et les mêmes sous-espaces propres.
Montrer que les sous-espaces propres de sont orthogonaux entre eux.
On suppose que est diagonalisable. Montrer que est autoadjoint.
Solution
Soit tel que avec . Par adjonction,
Puisque ,
Dans une base orthonormée, si figure alors figure . Puisque les polynômes caractéristiques de et sont les mêmes, les endomorphismes et ont les mêmes valeurs propres.
Soit une valeur propre de . Puisque et commutent, est stable par et l’on peut introduire l’endomorphisme induit par sur . Cet endomorphisme induit est l’adjoint de l’endomorphisme induit par sur , c’est-à-dire l’adjoint de , à savoir . Ainsi, . Le même raisonnement appliqué à donne et donc .
Soient deux valeurs propres distinctes de . Pour ,
Ainsi, et donc puisque .
Si est diagonalisable, ce qui précède assure que peut être figuré par une matrice diagonale dans une base orthonormée, c’est donc un endomorphisme autoadjoint.
[<] Adjoint [>] Matrices commutant avec leur transposée
Édité le 18-06-2026
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