[<] Algorithme de Gram-Schmidt [>] Projections et symétries orthogonales
Pour , on pose .
Montrer que définit un produit scalaire sur .
Montrer que la famille constituée des matrices élémentaires de est une base orthonormale pour le produit scalaire précédent.
Montrer que la norme euclidienne associée à ce produit scalaire vérifie:
Pour et dans , on pose
Montrer que définit un produit scalaire sur l’espace .
Montrer que est une base orthonormale pour ce produit scalaire.
Soient un espace euclidien de produit scalaire et une famille de vecteurs unitaires de vérifiant
Montrer que est une base orthonormée de .
On munit de son produit scalaire canonique . Déterminer une base orthonormale de dont les deux premiers vecteurs appartiennent au plan
On munit du produit scalaire11 1 On vérifie aisément que est un produit scalaire sur , celui-ci est d’ailleurs analogue au produit scalaire canonique sur . donné par
Soit le sous-ensemble de constitué des matrices de la forme
Montrer que est un sous-espace vectoriel de et donner une base orthonormale de .
Déterminer une base orthonormale de .
Soit une famille de vecteurs d’un espace euclidien muni d’une base orthonormée . On pose . Justifier
Solution
Le coefficient d’indice de la matrice est la -ème coordonnée dans la base orthonormée du -ème vecteur
Pour tous ,
On reconnaît la formule permettant de calculer le produit scalaire de deux vecteurs dont on connaît les coordonnées dans une base orthonormée
Soit un espace euclidien de dimension dont le produit scalaire est noté .
Soient un endomorphisme de et sa matrice dans une base orthonormale . Justifier
Soit un espace euclidien de dimension et de produit scalaire noté .
On dit qu’un endomorphisme de est antisymétrique s’il vérifie
Soit un endomorphisme antisymétrique de . Établir
Montrer que l’image et le noyau d’un endomorphisme antisymétrique sont l’orthogonal l’un de l’autre.
Montrer qu’un endomorphisme de est antisymétrique si, et seulement si, sa matrice dans n’importe quelle base orthonormale est antisymétrique.
Soit un espace euclidien de dimension et de produit scalaire noté .
Montrer que si est un endomorphisme de , alors pour toute base orthonormale de ,
Soit un endomorphisme d’un espace euclidien de de dimension .
Montrer que la quantité
ne dépend pas de la base orthonormée de choisie.
Montrer que la quantité
ne dépend pas des bases orthonormées et de choisies.
Que vaut lorsque est un projecteur orthogonal de rang ?
Solution
est le coefficient diagonal d’indice de la matrice figurant dans la base orthonormée . La quantité correspond à la trace de .
La somme
correspond à la norme au carrée du vecteur et donc
Notons la matrice figurant l’endomorphisme dans la base et l’endomorphisme figuré dans cette base par la matrice . On remarque, pour vecteur de de colonne coordonnées ,
On en déduit
Si est un projecteur orthogonal, il existe une base orthonormée dans lequel il est figuré par une matrice diagonale avec coefficients et le reste de . On a alors
Soit
Montrer que est un produit scalaire.
Programmer une fonction phi(P, Q) renvoyant .
Montrer qu’il existe une unique suite orthonormale telle que, pour tout , soit de degré et à coefficient dominant positif.
Programme une fonction P(n) renvoyant .
Déterminer . Tracer les graphes des fonctions polynomiales associées sur .
Soit . Montrer que est scindé à racines simples et que ses racines sont dans .
Montrer que, pour tout , les racines de séparent celles de .
Solution
L’application est clairement une forme bilinéaire symétrique sur . Pour tout ,
De plus, si , alors, par nullité de l’intégrale d’une fonction continue et positive, on a pour tout . On en déduit que le polynôme admet une infinité de racines et c’est donc le polynôme nul.
Ainsi, est un produit scalaire.
On emploie le module numpy.polynomial.
from numpy.polynomial import Polynomial
def phi(p, q):
I0 = (Polynomial([0, 1]) * p * q).integ()(1)
I1 = (Polynomial([0, -1]) * p * q).integ()(-1)
return I0 - I1
Raisonnons par récurrence sur .
Pour , il existe un seul polynôme constant positif de norme , c’est .
Supposons la propriété établie au rang .
Analyse: Soit convenable. Le polynôme est de degré et orthogonal à . Il appartient donc à la droite . Il est de plus de norme , il existe donc deux polynômes opposés possibles. La positivité du coefficient dominant détermine celui des deux polynômes solution.
Synthèse: L’espace est de dimension donc engendré par un certain polynôme . Le polynôme est unitaire, de degré et orthogonal aux polynômes . S’il n’est pas de coefficient dominant positif, on considère . On obtient ainsi un polynôme solution.
La récurrence est établie.
On calcule par programmation dynamique selon une démarche bottom-up.
def P(n):
P = []
for k in range(0, n + 1):
Xk = Polynomial([0, 1])**k
ProjXk = 0
for i in range(k):
ProjXk += phi(Xk, P[i]) * P[i]
Q = Xk - ProjXk
if Q.coef[Q.degree()] < 0:
Q = -Q
P.append(Q/phi(Q, Q)**0.5)
return P[n]
import numpy as np
import matplotlib.pyplot as plt
x = np.linspace(-1, 1)
for k in range(5):
print(f"P_{k} = {P(k)}")
plt.plot(x, P(k)(x))
plt.show()
Soient les racines de multiplicité impaires de contenues dans (s’il y en a) et .
Le polynôme est de signe constant sur . Si alors ce qui est absurde. On en déduit . Les racines sont alors simples et il ne peut y en avoir d’autres.
On raisonne par récurrence sur .
Pour , la propriété est satisfaite puisque
Supposons la propriété vraie au rang avec .
La division euclidienne de par conduit à l’écriture
Pour tout ,
donc est orthogonal aux polynômes . Puisque est de degré au plus , est colinéaire au polynôme . On a donc une relation
Notons le coefficient dominant de . On sait
On a et donc . Aussi,
et donc
Puisque
avec , on a et donc .
Notons les racines de .
Pour tout , .
Pour , possède une racine simple dans . Les nombres et sont donc opposés. Il en est donc de même pour et . Le polynôme possède alors au moins une racine dans chaque intervalle . De plus, car le coefficient dominant de est strictement positif et que la plus grande racine de est inférieure à . On en déduit et le polynôme admet nécessairement une racine dans (mais en fait dans ). Un raisonnement symétrique employant assure l’existence d’une racine à dans .
Finalement les racines de séparent celles de .
La récurrence est établie.
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Édité le 06-05-2026
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