[>] Rang d'une application linéaire
Déterminer une base du noyau et de l’image des applications linéaires suivantes:
définie par
définie par
définie par ( est ici vu comme un -espace vectoriel).
Solution
. forme une base de .
Par le théorème du rang .
Soit et vecteurs non colinéaires de .
est une famille libre formée de vecteurs de , c’est donc une base de .
avec et .
est une famille libre, elle forme donc une base de , par suite .
Par le théorème du rang: .
et .
forme une famille libre formée de vecteurs de , c’est donc une base de .
.
Soit , on observe que , donc forme une base de et .
Par le théorème du rang: .
, donc forme une base de car .
Soit un -espace vectoriel de dimension finie, un sous-espace vectoriel de et . Montrer
Solution
Si : ok
Sinon, soit une base de . .
Donc est un sous-espace vectoriel de de dimension inférieure à . Or donc et par suite . Par inclusion et égalité des dimensions: .
Soient et deux espaces vectoriels et injective.
Soit un sous-espace vectoriel de dimension finie de . Montrer
Soit une famille de vecteurs de . Montrer
Soit un endomorphisme d’un -espace vectoriel de dimension finie .
On suppose qu’il existe11 1 On dit que l’endomorphisme est nilpotent. un entier tel que et l’on considère le plus petit entier vérifiant cette propriété.
Soit . Montrer la liberté de .
En déduire que est l’endomorphisme nul.
Soit un endomorphisme d’un -espace vectoriel . On suppose qu’il existe tel que . Montrer que pour tout .
Application : Soit un endomorphisme d’un espace de dimension finie vérifiant et . Montrer qu’il n’existe pas d’endomorphisme tel que .
Solution
Par récurrence sur .
Pour , c’est immédiat.
Supposons la propriété établie au rang . On sait . Inversement, soit . On a et donc . Or et donc . Par hypothèse de récurrence, on poursuit . Par double inclusion, .
La récurrence est établie.
Commençons par établir .
S’il existe tel que , ce qui précède assure . Cela contredit l’hypothèse et . Sachant , il vient alors pour tout . Ainsi,
et donc
En particulier, .
Par l’absurde, supposons qu’il existe tel que .
L’endomorphisme ne peut pas être bijectif et . On en déduit
Par la résolution de la prémière question, il vient
En particulier, . Cela est absurde car avec .
Soient et deux endomorphismes d’un espace de dimension finie vérifiant
Montrer que et commutent.
Soit un plan vectoriel.
Montrer que endomorphisme non nul est nilpotent si, et seulement si, .
En déduire qu’un tel endomorphisme ne peut s’écrire sous la forme avec et nilpotents.
Solution
Si alors et donc est nilpotent.
Si est nilpotent alors et donc ou . Or donc il reste .
donc ou .
Si alors et classiquement (cf. noyaux itérés) pour tout ce qui contredit la nilpotence de .
Il reste donc et donc puis l’égalité par argument de dimension.
Si avec et nilpotents et nécessairement non nuls alors et . Or ces espaces sont de dimension 1 donc et . Mais donc puis d’où . C’est absurde.
Soient un -espace vectoriel de dimension finie et un sous-espace vectoriel de stable par composition et contenant l’endomorphisme .
Montrer que est un sous-groupe de
Solution
Posons
On a immédiatement , et .
Montrer que est stable par passage à l’inverse.
Soit . Considérons l’application définie par
L’application est évidemment linéaire et puisque est inversible, cette application est injective. Or est un -espace vectoriel de dimension finie (car sous-espace vectoriel de , lui-même de dimension finie) donc est un automorphisme de . Par suite, l’application est surjective et puisque , il existe tel que
On en déduit et donc .
[>] Rang d'une application linéaire
Édité le 29-08-2023
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