[>] Calcul dans un espace préhilbertien
Pour et éléments de , on pose
Montrer que définit un produit scalaire sur .
Soit . Montrer que
définit un produit scalaire sur
Solution
Symétrie, bilinéarité et positivité: claires.
Si alors
donc
Ainsi admet au moins racines, or donc .
Soit . Pour , on pose
Montrer que est un produit scalaire sur .
Solution
est clairement une forme bilinéaire symétrique.
On a aussi et
car est continue, positive et d’intégrale nulle. On en déduit
Montrer que
définit un produit scalaire sur l’espace .
Solution
Symétrie, bilinéarité et positivité: claires.
Si alors par nullité de l’intégrale d’une fonction continue et positive, on a pour tout , et donc pour tout , .
Par continuité de en 1 et , on obtient sur .
On peut alors conclure que est un produit scalaire.
Soient . Pour et , on pose
À quelles conditions sur , l’application est-elle un produit scalaire sur ?
[<] Produit scalaire[>] Calcul dans un espace euclidien
Soient espace vectoriel réel muni d’un produit scalaire , un vecteur non nul de et un réel. Résoudre l’équation
d’inconnue .
Soient deux vecteurs non nuls d’un espace préhilbertien réel. Établir
Solution
On connaît la formule de développement
En développant le produit scalaire,
Soient un espace préhilbertien réel de produit scalaire et deux applications vérifiant
Montrer que les applications et sont linéaires.
Soient un espace préhilbertien réel et une application surjective telle que pour tout , on ait
Montrer que est un endomorphisme de .
Solution
Pour et ,
donc
d’où la linéarité de .
En fait, l’hypothèse de surjectivité n’est pas nécessaire pour résoudre cet exercice mais permet un « argument rapide ».
Soit l’ensemble des vecteurs de norme d’un espace préhilbertien réel .
Montrer que, si et sont deux éléments distincts de , alors pour tout ,
Soient un espace préhilbertien réel et . Montrer que et sont orthogonaux si, et seulement si,
Solution
Via la formule de Pythagore.
Si pour tout on a alors
Si, par l’absurde alors
qui change de signe en 0. Cela est absurde et par suite .
[<] Calcul dans un espace préhilbertien[>] Inégalité de Cauchy Schwarz
Soient un espace vectoriel euclidien et tel que
Montrer que la matrice de dans une base orthonormée est symétrique.
Montrer que le noyau et l’image de sont supplémentaires et orthogonaux.
Solution
avec .
Soit et .
donc .
De plus,
et donc puis la conclusion.
Soit un endomorphisme d’un espace vectoriel euclidien vérifiant pour tout . Comparer et .
Soient un espace euclidien de produit scalaire et une application vérifiant
Montrer que est un endomorphisme de .
Soient un espace euclidien non nul et tel que .
Montrer qu’il existe tel que .
Montrer qu’il existe une base orthonormée de dans laquelle la matrice de est à diagonale nulle.
Solution
Soit une base orthonormée de . donne
Si : ok
Si , il existe tel que et .
L’application est continue, à valeurs réelles et change de signe, en vertu du théorème des valeurs intermédiaires, elle s’annule et donc il existe tel que pour , . De plus, l’indépendance de et assure .
Il existe vecteur unitaire tel que
On complète celui-ci en une base orthonormée . La matrice de dans cette base est de la forme
avec . Considérons alors l’endomorphisme de de matrice dans la base . Puisque , un principe de récurrence permet de former une base orthonormée de dans laquelle est représenté par une matrice de diagonale nulle. La famille est alors une base orthonormée solution du problème posé.
Soit une famille de vecteurs unitaires d’un espace euclidien de dimension .
On suppose que pour tous distincts.
Montrer que la famille est une base de .
Solution
Puisque la famille est formée de vecteurs il suffit de constater sa liberté.
Supposons avec .
Soit . En faisant le produit scalaire avec , on obtient les équations
Or, pour ,
et donc .
Les équations précédentes forment alors le système avec
Or la matrice est inversible car (cf. sujet 4451) et donc est la colonne nulle. On conclut que la famille est libre et donc une base de .
(Famille équiangulaire)
Soient des vecteurs unitaires d’un espace euclidien de dimension dont le produit scalaire est noté . On suppose qu’il existe un réel tel que pour tous les indices et distincts dans .
Pour quelles valeurs de peut-on affirmer que la famille est liée?
[<] Calcul dans un espace euclidien[>] Orthogonal d'une partie, d'un sous-espace vectoriel
Soit . Montrer l’inégalité qui suit en précisant le cas d’égalité
Soient des réels strictement positifs tels que .
Montrer que
Préciser les cas d’égalité.
Solution
Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,
Donc
De plus, il y a égalité si, et seulement si, il y a colinéarité des -uplets
ce qui correspond au cas où
soit encore
Montrer que pour tout
Solution
Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,
ce qui produit l’inégalité voulue.
Soient . Établir
Soient . Montrer
Solution
Sur , on définit un produit scalaire par
Pour ,
et l’inégalité de Cauchy-Schwarz fournit la relation demandée.
Soit continue et positive. On pose .
Montrer
Solution
Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,
Soit un espace préhilbertien non réduit au vecteur nul. On note le produit scalaire sur et la norme euclidienne associée. Montrer
en notant l’ensemble des vecteurs unitaires de .
Solution
Soit .
Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,
En passant à la borne supérieure,
Inversement, si , l’égalité voulue est immédiate et sinon, on peut introduire et remarquer
donc
Par double inégalité, on peut affirmer l’égalité.
On considère muni du produit scalaire
Pour strictement positive sur , on pose
Montrer que .
Étudier les cas d’égalités.
Solution
Soit l’application définie par . Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,
Il y a égalité si, et seulement si, et sont colinéaires ce qui correspond à constante.
Soit . Montrer
Solution
On remarque
avec le produit scalaire canonique sur défini par .
Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,
Or
et, par le même calcul,
On en déduit l’inégalité voulue.
Soit une matrice réelle vérifiant
Montrer
En déduire que la matrice est inversible.
Solution
En notant , on obtient
et donc
Par l’inégalité triangulaire
Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz
et une nouvelle fois
On obtient donc
puis
Si alors et donc en vertu de ce qui précède.
[<] Inégalité de Cauchy Schwarz[>] Algorithme de Gram-Schmidt
Soit un espace préhilbertien muni d’un produit scalaire noté .
Soient et deux parties de avec . Montrer .
Soient et deux sous-espaces vectoriels de .
Montrer .
Montrer .
Que devient cette dernière inclusion si l’on suppose que l’espace est euclidien?
Soit un sous-espace vectoriel d’un espace préhilbertien . Montrer
Soient et deux sous-espaces vectoriels supplémentaires et orthogonaux d’un espace préhilbertien . Montrer .
On munit l’espace du produit scalaire défini par
On pose
Montrer que .
Les sous-espaces vectoriels et sont-ils supplémentaires?
Comparer et .
On munit du produit scalaire défini par
Montrer que la base canonique de est orthonormée.
Observer que les espaces et sont supplémentaires orthogonaux.
Établir que pour tout on a
et préciser les cas d’égalité.
Solution
.
Pour et ,
donc et l’orthogonalité des espaces. Leur supplémentarité est connue.
L’inégalité de Cauchy-Schwarz donne
d’où
avec égalité si, et seulement si, et liée, c’est-à-dire avec .
[<] Orthogonal d'une partie, d'un sous-espace vectoriel[>] Base orthonormale
On munit de son produit scalaire canonique .
Orthonormaliser par le procédé de Gram-Schmidt la famille de vecteurs avec
On munit de son produit scalaire canonique .
Orthonormaliser par le procédé de Gram-Schmidt la famille de vecteurs avec
Solution
On obtient la famille avec
Énoncer le procédé d’orthonormalisation de Gram-Schmidt.
Orthonormaliser la base canonique de pour le produit scalaire
Solution
cf. cours!
Au terme des calculs, on obtient la base avec
Dans muni du produit scalaire canonique , orthonormaliser par le procédé de Gram-Schmidt la famille avec
Solution
Le produit scalaire sur est en fait défini par
On pose .
On recherche de la forme avec déterminé par la condition . On obtient puis
On recherche de la forme avec et déterminés par les conditions . On obtient , puis
Il reste à normer chacune de ces colonnes et on forme
[<] Algorithme de Gram-Schmidt[>] Projections et symétries orthogonales
Pour , on pose .
Montrer que définit un produit scalaire sur .
Montrer que la famille constituée des matrices élémentaires de est une base orthonormale pour le produit scalaire précédent.
Montrer que la norme euclidienne associée à ce produit scalaire vérifie:
Pour et dans , on pose
Montrer que définit un produit scalaire sur l’espace .
Montrer que est une base orthonormale pour ce produit scalaire.
Soient un espace euclidien de produit scalaire et une famille de vecteurs unitaires de vérifiant
Montrer que est une base orthonormée de .
On munit de son produit scalaire canonique . Déterminer une base orthonormale de dont les deux premiers vecteurs appartiennent au plan
On munit du produit scalaire11 1 On vérifie aisément que est un produit scalaire sur , celui-ci est d’ailleurs analogue au produit scalaire canonique sur . donné par
Soit le sous-ensemble de constitué des matrices de la forme
Montrer que est un sous-espace vectoriel de et donner une base orthonormale de .
Déterminer une base orthonormale de .
Soit une famille de vecteurs d’un espace euclidien muni d’une base orthonormée . On pose . Justifier
Solution
Le coefficient d’indice de la matrice est la -ème coordonnée dans la base orthonormée du -ème vecteur
Pour tous ,
On reconnaît la formule permettant de calculer le produit scalaire de deux vecteurs dont on connaît les coordonnées dans une base orthonormée
Soit un espace euclidien de dimension dont le produit scalaire est noté .
Soient un endomorphisme de et sa matrice dans une base orthonormale . Justifier
Soit un espace euclidien de dimension et de produit scalaire noté .
On dit qu’un endomorphisme de est antisymétrique s’il vérifie
Soit un endomorphisme antisymétrique de . Établir
Montrer que l’image et le noyau d’un endomorphisme antisymétrique sont l’orthogonal l’un de l’autre.
Montrer qu’un endomorphisme de est antisymétrique si, et seulement si, sa matrice dans n’importe quelle base orthonormale est antisymétrique.
Soit un espace euclidien de dimension et de produit scalaire noté .
Montrer que si est un endomorphisme de , alors pour toute base orthonormale de ,
Soit un endomorphisme d’un espace euclidien de de dimension .
Montrer que la quantité
ne dépend pas de la base orthonormée de choisie.
Montrer que la quantité
ne dépend pas des bases orthonormées et de choisies.
Que vaut lorsque est un projecteur orthogonal de rang ?
Solution
est le coefficient diagonal d’indice de la matrice figurant dans la base orthonormée . La quantité correspond à la trace de .
La somme
correspond à la norme au carrée du vecteur et donc
Notons la matrice figurant l’endomorphisme dans la base et l’endomorphisme figuré dans cette base par la matrice . On remarque, pour vecteur de de colonne coordonnées ,
On en déduit
Si est un projecteur orthogonal, il existe une base orthonormée dans lequel il est figuré par une matrice diagonale avec coefficients et le reste de . On a alors
[<] Base orthonormale[>] Distance à un sous-espace vectoriel
Dans l’espace muni du produit scalaire canonique, on considère le plan formé des triplets vérifiant
Former la matrice dans la base canonique de la projection orthogonale sur .
On considère un espace vectoriel euclidien muni d’une base orthonormée .
Former la matrice dans de la projection orthogonale sur le plan d’équation .
Solution
Soit un vecteur normal à . Notons la projection orthogonale sur .
On sait
et donc
On considère un espace vectoriel euclidien muni d’une base orthonormée .
Former la matrice dans de la symétrie orthogonale sur le plan d’équation .
Solution
Soit un vecteur normal à . Notons la symétrie orthogonale par rapport à . La relation
donne
On considère muni de sa structure euclidienne canonique et le sous-espace vectoriel de défini par
Déterminer une base orthonormale du supplémentaire orthogonal de .
Écrire la matrice dans la base canonique de de la projection orthogonale sur .
Écrire la matrice dans la base canonique de de la symétrie orthogonale par rapport à .
Calculer où .
Solution
Soient
et
On a puis .
Soient et des vecteurs normaux à et .
Par le procédé de Schmidt,
forment une base orthonormée de .
On peut facilement former car
donc
donc
Pour donc
Soit un espace vectoriel euclidien muni d’une base orthonormée .
Soit déterminé par
Montrer que est une projection orthogonale sur un plan dont on précisera une équation.
Solution
Notons . On a donc est une projection.
En déterminant , on obtient avec .
L’espace est un plan dont et forment une base. Puisque on a puis par égalité des dimensions.
On conclut que est la projection orthogonale sur le plan dont est vecteur normal, c’est-à-dire
Soit un espace euclidien dont on note le produit scalaire.
Soit la projection orthogonale sur un sous-espace vectoriel de .
Montrer que
Justifier que
Soient , et des sous-espaces vectoriels de . On note , et les projections orthogonales sur ces sous-espaces vectoriels.
On suppose . Montrer que .
Solution
Soit . On écrit avec et . Par la formule de Pythagore,
donc .
Avec les notations qui précèdent,
Par conséquent,
Soit . On a et donc . Par conséquent, .
Inversement, soit . On a donc . Par conséquent,
Puisque les membres extrêmes sont égaux, les inégalités intermédiaires sont des égalités
On en déduit et . Ainsi, .
On munit du produit scalaire11 1 Voir le sujet 4493. donné par .
On introduit et les sous-espaces des matrices symétriques et antisymétriques de
Montrer que et sont l’orthogonal l’un de l’autre.
Exprimer le projeté orthogonal sur d’une matrice de .
Soit .
Pour , on pose
Montrer que est un produit scalaire sur .
On note et les sous-ensembles de formés des fonctions paires et impaires.
Montrer que .
Soit avec .
Montrer que est la symétrie orthogonale par rapport à .
Solution
Rien à signaler.
On a
car le produit est impair et intégré sur un intervalle symétrique par rapport à 0.
Ainsi .
Inversement, soit . On sait donc on peut écrire avec et .
On a . Or et donc d’où .
Ainsi puis . On conclut.
donc est une symétrie.
donc est la symétrie orthogonale par rapport à .
Soient et deux vecteurs non nuls d’un espace euclidien et une droite de .
À quelle condition les projetés orthogonaux des vecteurs et sur la droite sont-ils égaux?
Soient et deux vecteurs distincts d’un espace euclidien de dimension supérieure à .
On suppose . Montrer qu’il existe un unique hyperplan de tel que .
À quelle condition existe-t-il une réflexion échangeant et ?
Soient et deux vecteurs non nuls d’un espace euclidien .
À quelle condition sur et , le projeté orthogonal du vecteur sur la droite est-il égal au projeté orthogonal de sur la droite ?
Solution
Le projeté orthogonal de sur la droite est
Les projetés orthogonaux considérés seront donc égaux si, et seulement si,
Cette équation est vérifiée si, et seulement si, et sont orthogonaux ou
Dans ce dernier cas et sont colinéaires ce qui permet d’écrire et l’égalité donne
d’où .
Finalement, les projetés orthogonaux considérés seront égaux si, et seulement si, les vecteurs et sont égaux ou orthogonaux.
Soit un endomorphisme d’un espace vectoriel réel de dimension finie . On suppose . Existe-t-il un produit scalaire sur pour lequel soit une projection orthogonale?
Soit un espace vectoriel euclidien, et deux hyperplans de .
On note et les réflexions par rapport à et .
À quelle condition et commutent-elles et préciser alors .
Solution
Soit et des vecteurs normaux à et .
Si et commutent alors donc .
Puisque on a ou c’est-à-dire ou .
Inversement:
Si alors on peut construire une base adaptée qui permet matriciellement de conclure à la commutativité et d’observer que est la symétrie orthogonale par rapport à .
Si alors et .
Soient et deux vecteurs distincts d’un espace vectoriel euclidien tels que
Montrer qu’il existe une unique réflexion échangeant et .
Solution
Unicité: Si est une réflexion par rapport à un hyperplan solution alors:
et donc
Existence: Soit et la réflexion par rapport à .
et car .
Donc
La réflexion est solution.
Soient un vecteur d’un espace euclidien de dimension et une famille de réels.
À quelle condition existe-t-il une base orthonormale de telle que soit la famille des coordonnées de dans cette base?
[<] Projections et symétries orthogonales
On munit de son produit scalaire canonique noté .
Former la matrice dans la base canonique de la projection orthogonale sur l’espace
Calculer la distance à du vecteur .
Soit un espace euclidien de dimension dont le produit scalaire est noté . Soient un vecteur non nul de et l’ensemble des vecteurs de solutions de l’équation
Montrer que est un sous-espace vectoriel de et préciser sa dimension.
Exprimer le projeté orthogonal d’un vecteur de sur ainsi que la distance de à .
Application: On munit de sa structure euclidienne usuelle.
Calculer la distance de au plan formé des solutions de l’équation .
On munit du produit scalaire donné par
Calculer la distance de la matrice à l’espace constitué des matrices de dont la somme des coefficients est nulle.
On munit de son produit scalaire canonique .
Montrer que et sont supplémentaires et orthogonaux.
Calculer la distance à de la matrice
Montrer que l’ensemble des matrices de trace nulle est un sous-espace vectoriel de et donner sa dimension.
Donner la distance à de la matrice dont tous les coefficients valent .
Solution
Pour et , on a
On en déduit .
Les espaces et sont donc en somme directe.
Puisque l’on peut écrire pour tout ,
avec et , les espaces et sont supplémentaires orthogonaux.
La distance de à est égale à la distance de à son projeté orthogonal sur c’est-à-dire
est le noyau de la forme linéaire non nulle trace, c’est donc un hyperplan de .
La matrice est orthogonale à tout élément de et c’est donc un vecteur normal à l’hyperplan .
On en déduit
On munit du produit scalaire rendant orthonormée la base canonique, dont on note la norme associée.
Soit la matrice de dont tous les coefficients sont égaux à . Pour , calculer
Solution
Le cas étant évident, on suppose désormais .
La quantité cherchée est avec la projection orthogonale sur .
On écrit avec et où est la somme des coefficients de .
La résolution de ce système donne
donc
Soit . Calculer
Solution
En introduisant la norme euclidienne canonique sur définie par
on peut interpréter l’infimum calculé
La distance introduite se calcule par projection orthogonale. Sachant avec
on obtient
On munit du produit scalaire:
Pour , on note .
Montrer que la famille est libre mais pas orthogonale.
Déterminer, par le procédé de Schmidt, une base orthonormée de l’espace obtenue à partir de la famille .
Calculer la projection orthogonale de sur et la distance de à .
Solution
Soit tel que c’est-à-dire
Le polynôme admet alors une infinité de racines et c’est donc le polynôme nul. Par conséquent, .
La famille est donc libre. Elle n’est pas orthogonale puisque
On commence par orthogonaliser la famille avant de normer chaque vecteur.
On pose ,
Puisque, , on a directement .
On recherche de la forme .
La condition donne .
La condition donne .
On a donc .
La famille est l’orthogonalisée de Schmidt de la famille . Il reste à diviser chaque élément de cette famille par sa norme.
On a , et donc
Le projeté orthogonal de sur est
Après calculs,
La distance de à est alors
Montrer que définit un produit scalaire sur .
Calculer où
Solution
Sans difficulté, notamment parce qu’un polynôme de degré possédant trois racines est nécessairement nul.
avec projeté orthogonal de sur .
donne le système
Après résolution
et après calcul
Soient , des réels deux à deux distincts et .
Montrer que l’on définit un produit scalaire sur en posant
Déterminer une base orthonormée de pour le produit scalaire précédent.
Exprimer la distance du polynôme à l’espace
Dans ce sujet, on souhaite déterminer
On introduit l’espace muni du produit scalaire donné par
Déterminer une fonction et un sous-espace vectoriel de pour lesquels
Calculer le projeté orthogonal de sur .
À l’aide du théorème de Pythagore, calculer .
Solution
Pour et , on remarque
En considérant, le sous-espace vectoriel , on a donc
Par le procédé de Gram-Schmidt, on détermine une base orthonormée de en orthonormalisant la famille avec et . On obtient la famille avec et . On peut alors calculer le projeté de sur :
avec
Cela donne
On sait avec et orthogonaux. Par le théorème de Pythagore,
et donc
Au terme des calculs,
Calculer
Soient un entier supérieur à 3 et .
Montrer que
définit un produit scalaire sur .
Calculer
Solution
Symétrie, bilinéarité et positivité: ok
Si alors donc (fonction continue positive d’intégrale nulle)
Comme le polynôme admet une infinité de racines, c’est le polynôme nul.
On a
où .
Soit le projeté orthogonal de sur . On peut écrire et l’on a par orthogonalité
On en déduit que puis
Calculer le minimum de
pour parcourant .
Solution
Sur , on définit un produit scalaire par
La quantité cherchée apparaît alors sous la forme
C’est donc le carré de la distance de au sous-espace vectoriel . En introduisant la projection orthogonale sur ce sous-espace vectoriel
On peut écrire
Pour chaque , on a
car
On obtient alors un système d’équations d’inconnue
La résolution de ce système donne
On en déduit
Montrer que
définit un produit scalaire sur l’espace des fonctions définies sur engendré par , et .
Pour quels réels et la distance de à est-elle minimale?
Solution
On reconnaît une restriction du produit scalaire usuel sur l’espace des fonctions réelles continues sur .
La distance à sera minimale quand est le projeté orthogonal de sur .
Ce projeté vérifie ce qui donne le système
Après résolution, on obtient et .
On munit l’espace du produit scalaire donné par
et l’on introduit les sous-espaces vectoriels
Montrer que les espaces et sont supplémentaires et orthogonaux.
Soient et deux réels et
Calculer
Soient et deux sous-espaces vectoriels d’un espace euclidien .
Montrer que et sont supplémentaires et orthogonaux si, et seulement si,
(Déterminant de Gram)
Soit une famille de vecteurs d’un espace euclidien dont le produit scalaire est noté . La matrice de de coefficient général est notée , on l’appelle matrice de Gram associée à la famille .
Montrer que, si la famille est liée, alors .
On suppose désormais la famille libre et l’on introduit une base orthonormale de l’espace qu’elle engendre. On note la matrice figurant la famille dans la base .
Exprimer en fonction de et de . En déduire
On introduit . Montrer
Édité le 29-11-2025
Bootstrap 3
-
LaTeXML
-
Powered by MathJax