[>] Calcul dans un espace préhilbertien

 
Exercice 1  4492  

Pour P et Q éléments de [X], on pose

(PQ)=01P(t)Q(t)dt.

Montrer que () définit un produit scalaire sur [X].

 
Exercice 2  1568  Correction  

Soit n. Montrer que

φ(P,Q)=k=0nP(k)Q(k)

définit un produit scalaire sur n[X]

Solution

Symétrie, bilinéarité et positivité: claires.
Si φ(P,P)=0 alors

k=0nP(k)2=0

donc

k{0,1,,n},P(k)=0.

Ainsi P admet au moins n+1 racines, or deg(P)n donc P=0.

 
Exercice 3  1570   Correction  

Soit E=𝒞1([0;1],). Pour f,gE, on pose

φ(f,g)=f(0)g(0)+01f(t)g(t)dt.

Montrer que φ est un produit scalaire sur E.

Solution

φ est clairement une forme bilinéaire symétrique.
On a aussi φ(f,f)0 et

φ(f,f)=0f(0)=0 et f=0

car f2 est continue, positive et d’intégrale nulle. On en déduit

φ(f,f)=0f=0.
 
Exercice 4  1569   Correction  

Montrer que

φ(f,g)=-11f(t)g(t)(1-t2)dt

définit un produit scalaire sur l’espace E=𝒞([-1;1],).

Solution

Symétrie, bilinéarité et positivité: claires.
Si φ(f,f)=0 alors par nullité de l’intégrale d’une fonction continue et positive, on a pour tout t[-1;1], f(t)2(1-t2)=0 et donc pour tout t]-1;1[, f(t)=0.
Par continuité de f en 1 et -1, on obtient f(t)=0 sur [-1;1].
On peut alors conclure que φ est un produit scalaire.

 
Exercice 5  1571    

Soient a,b,c,d. Pour u=(x,y)2 et v=(x,y)2, on pose

φ(u,v)=axx+bxy+cxy+dyy.

À quelles conditions sur a,b,c,d, l’application φ est-elle un produit scalaire sur 2?

[<] Produit scalaire[>] Calcul dans un espace euclidien

 
Exercice 6  1572  

Soient E espace vectoriel réel muni d’un produit scalaire (), a un vecteur non nul de E et λ un réel. Résoudre l’équation

(E):(ax)=λ

d’inconnue xE.

 
Exercice 7  510  Correction  

Soient x,y deux vecteurs non nuls d’un espace préhilbertien réel. Établir

xx2yy2=xyxy.

Solution

On connaît la formule de développement

ab2=a22(ab)+b2.

En développant le produit scalaire,

xx2yy22=1x22(xy)x2y2+1y2=(xyxy)2.
 
Exercice 8  508   

Soient E un espace préhilbertien réel de produit scalaire , et f,g:EE deux applications vérifiant

f(x),y=x,g(y)pour tout (x,y)E2.

Montrer que les applications f et g sont linéaires.

 
Exercice 9  509   Correction  

Soient E un espace préhilbertien réel et f:EE une application surjective telle que pour tout x,yE, on ait

(f(x)f(y))=(xy).

Montrer que f est un endomorphisme de E.

Solution

Pour x,xE et λ,λ,

(f(λx+λx)f(y)) =(λx+λxy)
=λ(xy)+λ(xy)
=λ(f(x)f(y))+λ(f(x)f(y))
=(λf(x)+λf(x)f(y))

donc

f(λx+λx)-(λf(x)+λf(x))(Im(f))={0}

d’où la linéarité de f.

En fait, l’hypothèse de surjectivité n’est pas nécessaire pour résoudre cet exercice mais permet un «  argument rapide  ».

 
Exercice 10  3180   

Soit S l’ensemble des vecteurs de norme 1 d’un espace préhilbertien réel E.

Montrer que, si x et y sont deux éléments distincts de S, alors pour tout λ,

(λ0 et λ1)(1λ).x+λ.yS.
 
Exercice 11  1579   Correction  

Soient E un espace préhilbertien réel et x,yE. Montrer que x et y sont orthogonaux si, et seulement si,

λ,x+λyx.

Solution

() Via la formule de Pythagore.

() Si pour tout λ on a x+λyx alors

2λ(xy)+λ2y20.

Si, par l’absurde (xy)0 alors

2λ(xy)+λ2y2λ02λ(xy)

qui change de signe en 0. Cela est absurde et par suite (xy)=0.

[<] Calcul dans un espace préhilbertien[>] Inégalité de Cauchy Schwarz

 
Exercice 12  1584  Correction  

Soient E un espace vectoriel euclidien et f(E) tel que

(x,y)E2,(f(x)y)=(xf(y)).
  • (a)

    Montrer que la matrice de f dans une base orthonormée =(e1,,en) est symétrique.

  • (b)

    Montrer que le noyau et l’image de f sont supplémentaires et orthogonaux.

Solution

  • (a)

    A=Mat(f)=(ai,j) avec ai,j=(eif(ej))=(f(ei)ej)=aj,i.

  • (b)

    Soit xKer(f) et z=f(y)Im(f).
    (xz)=(xf(y))=(f(x)y)=(0y)=0 donc Ker(f)Im(f).
    De plus,

    dimKer(f)=dimE-dimIm(f)=dimIm(f)

    et donc Ker(f)=Im(f) puis la conclusion.

 
Exercice 13  523   

Soit f un endomorphisme d’un espace vectoriel euclidien E vérifiant f(x),x=0 pour tout xE. Comparer Ker(f) et Im(f).

 
Exercice 14  5181   

Soient E un espace euclidien de produit scalaire () et f:EE une application vérifiant

(f(x)f(y))=(xy)pour tous x,yE.

Montrer que f est un endomorphisme de E.

 
Exercice 15  2396     CENTRALE (MP)Correction  

Soient (E,,) un espace euclidien non nul et u(E) tel que tr(u)=0.

  • (a)

    Montrer qu’il existe xE{0} tel que u(x),x=0.

  • (b)

    Montrer qu’il existe une base orthonormée de E dans laquelle la matrice de u est à diagonale nulle.

Solution

  • (a)

    Soit (e1,,en) une base orthonormée de E. tr(u)=0 donne

    i=1nei,u(ei)=0.

    Si dimE=1: ok
    Si dimE>1, il existe ij tel que ei,u(ei)0 et ej,u(ej)0.
    L’application tu(tei+(1-t)ej),tei+(1-t)ej est continue, à valeurs réelles et change de signe, en vertu du théorème des valeurs intermédiaires, elle s’annule et donc il existe t[0;1] tel que pour x=tei+(1-t)ej, u(x),x=0. De plus, l’indépendance de ei et ej assure x0.

  • (b)

    Il existe ε1 vecteur unitaire tel que

    ε1,u(ε1)=0.

    On complète celui-ci en une base orthonormée (ε1,ε2,,εn). La matrice de u dans cette base est de la forme

    (0**A)

    avec tr(A)=0. Considérons alors u l’endomorphisme de E=Vect(ε2,,εn) de matrice A dans la base (ε2,,εn). Puisque tr(u)=tr(A)=0, un principe de récurrence permet de former une base orthonormée (ε2,,εn) de E dans laquelle u est représenté par une matrice de diagonale nulle. La famille (ε1,ε2,,εn) est alors une base orthonormée solution du problème posé.

 
Exercice 16  5345   Correction  

Soit (e1,,en) une famille de vecteurs unitaires d’un espace euclidien E de dimension n1.

On suppose que ei-ej=1 pour tous i,j{1,,n} distincts.

Montrer que la famille (e1,,en) est une base de E.

Solution

Puisque la famille est formée de n vecteurs il suffit de constater sa liberté.

Supposons λ1.e1++λn.en=0E avec (λ1,,λn)n.

Soit i{1,,n}. En faisant le produit scalaire avec ei, on obtient les équations

jiλj(eiej)+λi=0.

Or, pour ij,

ei-ej2=ei2-2(eiej)+ej2=2-2(eiej)

et donc (eiej)=1/2.

Les équations précédentes forment alors le système AX=0 avec

A=(1(12)(12)1)etX=(λ1λn).

Or la matrice A est inversible car det(A)0 (cf. sujet 4451) et donc X est la colonne nulle. On conclut que la famille (e1,,en) est libre et donc une base de E.

 
Exercice 17  2733     MINES (MP)

(Famille équiangulaire)

Soient u1,,un des vecteurs unitaires d’un espace euclidien E de dimension n2 dont le produit scalaire est noté ,. On suppose qu’il existe un réel c tel que ui,uj=c pour tous les indices i et j distincts dans 1;n.

Pour quelles valeurs de c peut-on affirmer que la famille (u1,,un) est liée?

[<] Calcul dans un espace euclidien[>] Orthogonal d'une partie, d'un sous-espace vectoriel

 
Exercice 18  1575  

Soit (x1,,xn)n. Montrer l’inégalité qui suit en précisant le cas d’égalité

(k=1nxk)2nk=1nxk2.
 
Exercice 19  1576  Correction  

Soient x1,,xn des réels strictement positifs tels que x1++xn=1.
Montrer que

k=1n1xkn2.

Préciser les cas d’égalité.

Solution

Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,

(k=1n1xkxk)2k=1n1xkk=1nxk.

Donc

k=1n1xkn2.

De plus, il y a égalité si, et seulement si, il y a colinéarité des n-uplets

(1x1,,1xn)et(x1,,xn)

ce qui correspond au cas où

x11/x1==xn1/xn

soit encore

x1==xn=1n.
 
Exercice 20  5898  Correction  

Montrer que pour tout n

k=0n(nk)2n(n+1)

Solution

Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,

k=0n(nk)×1(k=0n(nk))1/2(k=0n1)1/2=2nn+1

ce qui produit l’inégalité voulue.

 
Exercice 21  4501  

Soient A,Bn(). Établir

(tr(AB))2tr(AA)tr(BB).
 
Exercice 22  504  Correction  

Soient A,B𝒮n(). Montrer

(tr(AB+BA))24tr(A2)tr(B2).

Solution

Sur n(), on définit un produit scalaire par

(AB)=tr(AB).

Pour A,B𝒮n(),

tr(AB+BA)=2(AB)

et l’inégalité de Cauchy-Schwarz fournit la relation demandée.

 
Exercice 23  1578  Correction  

Soit f:[0;1] continue et positive. On pose In=01tnf(t)dt.
Montrer

In+p2I2nI2p.

Solution

Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,

(01tn+pf(t)dt)2=(01tnf(t)tpf(t)dt)201t2nf(t)dt01t2pf(t)dt.
 
Exercice 24  5820  Correction  

Soit E un espace préhilbertien non réduit au vecteur nul. On note , le produit scalaire sur E et la norme euclidienne associée. Montrer

xE,x=supyS|x,y|

en notant S l’ensemble des vecteurs unitaires de E.

Solution

Soit xE.

Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,

yS,|x,y|xy=x.

En passant à la borne supérieure,

supyS|x,y|x.

Inversement, si x=0E, l’égalité voulue est immédiate et sinon, on peut introduire x=x/xS et remarquer

|x,x|=x2x=x

donc

supyS|x,y|x.

Par double inégalité, on peut affirmer l’égalité.

 
Exercice 25  1577   Correction  

On considère 𝒞0([a;b],) muni du produit scalaire

(fg)=abf(t)g(t)dt.

Pour f strictement positive sur [a;b], on pose

(f)=abf(t)dtabdtf(t).
  • (a)

    Montrer que (f)(b-a)2.

  • (b)

    Étudier les cas d’égalités.

Solution

  • (a)

    Soit g𝒞([a;b],) l’application définie par g(t)=f(t). Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,

    (b-a)2=(abg(t).1g(t)dt)2abf(t)dt.abdtf(t)=(f).
  • (b)

    Il y a égalité si, et seulement si, tg(t) et t1g(t) sont colinéaires ce qui correspond à f constante.

 
Exercice 26  5684   Correction  

Soit (A,B)𝒮n()2. Montrer

tr((AB)2)tr(A2B2).

Solution

On remarque

tr((AB)2)=tr((AB)(AB))=tr((BA)(AB))=BA,AB

avec , le produit scalaire canonique sur n() défini par M,N=tr(MN).

Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,

tr((AB)2)BAAB.

Or

AB2=tr((AB)AB)=tr(BAAB)=tr(AABB)=tr(A2B2)

et, par le même calcul,

BA2=tr(B2A2)=tr(A2B2).

On en déduit l’inégalité voulue.

 
Exercice 27  3883     MINES (MP)Correction  

Soit A=(ai,j)1i,jn une matrice réelle vérifiant

i{1,,n},ai,i1eti=1nj=1,jinai,j2<1.
  • (a)

    Montrer

    Xn{0},XAX>0.
  • (b)

    En déduire que la matrice A est inversible.

Solution

  • (a)

    En notant X=(x1,,xn), on obtient

    XAX=i=1nj=1nai,jxixj

    et donc

    XAX=i=1nai,ixi2+i=1nj=1,jinai,jxixj.

    Par l’inégalité triangulaire

    |i=1nj=1,jinai,jxixj|i=1n|xi|j=1,jin|ai,j||xj|.

    Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz

    |i=1nj=1,jinai,jxixj|i=1nxi2i=1n(j=1,jin|ai,j||xj|)2

    et une nouvelle fois

    (j=1,jin|ai,j||xj|)2j=1,jinai,j2j=1,jinxj2j=1,jinai,j2j=1nxj2.

    On obtient donc

    |i=1nj=1,jinai,jxixj|i=1nxi2i=1nj=1,jinai,j2<i=1nxi2

    puis

    XAX>i=1nai,ixi2-i=1nxi20.
  • (b)

    Si XKer(A) alors XAX=0 et donc X=0 en vertu de ce qui précède.

[<] Inégalité de Cauchy Schwarz[>] Algorithme de Gram-Schmidt

 
Exercice 28  4497  

Soit E un espace préhilbertien muni d’un produit scalaire noté ().

  • (a)

    Soient A et B deux parties de E avec AB. Montrer BA.

Soient F et G deux sous-espaces vectoriels de E.

  • (b)

    Montrer (F+G)=FG.

  • (c)

    Montrer (FG)F+G.

  • (d)

    Que devient cette dernière inclusion si l’on suppose que l’espace E est euclidien?

 
Exercice 29  4250  

Soit F un sous-espace vectoriel d’un espace préhilbertien E. Montrer

F=((F)).
 
Exercice 30  4498  

Soient F et G deux sous-espaces vectoriels supplémentaires et orthogonaux d’un espace préhilbertien E. Montrer G=F.

 
Exercice 31  3081   

On munit l’espace E=𝒞([1;1],) du produit scalaire défini par

f,g=11f(t)g(t)dt.

On pose

F={fE|t[1;0],f(t)=0}etG={gE|t[0;1],g(t)=0}.
  • (a)

    Montrer que F=G.

  • (b)

    Les sous-espaces vectoriels F et F sont-ils supplémentaires?

  • (c)

    Comparer F+G et (FG).

 
Exercice 32  516   Correction  

On munit n() du produit scalaire défini par

(AB)=tr(AB).
  • (a)

    Montrer que la base canonique (Ei,j)1i,jn de n() est orthonormée.

  • (b)

    Observer que les espaces 𝒮n() et 𝒜n() sont supplémentaires orthogonaux.

  • (c)

    Établir que pour tout An() on a

    tr(A)ntr(AA)

    et préciser les cas d’égalité.

Solution

  • (a)

    (Ei,jEk,)=tr(Ej,iEk,)=tr(δi,kEj,)=δi,kδj,.

  • (b)

    Pour A𝒮n() et B𝒜n(),

    (AB)=tr(AB)=tr(AB)=-tr(AB)=-tr(BA)=-(BA)

    donc (AB)=0 et l’orthogonalité des espaces. Leur supplémentarité est connue.

  • (c)

    L’inégalité de Cauchy-Schwarz donne

    |(InA)|InA

    d’où

    tr(A)ntr(AA)

    avec égalité si, et seulement si, tr(A)0 et (A,In) liée, c’est-à-dire A=λIn avec λ0.

[<] Orthogonal d'une partie, d'un sous-espace vectoriel[>] Base orthonormale

 
Exercice 33  4494  

On munit 3 de son produit scalaire canonique ,.

Orthonormaliser par le procédé de Gram-Schmidt la famille de vecteurs (u1,u2,u3) avec

u1=(1,1,0),u2=(1,0,1)etu3=(1,1,1).
 
Exercice 34  1581  Correction  

On munit 3 de son produit scalaire canonique ().

Orthonormaliser par le procédé de Gram-Schmidt la famille de vecteurs (u,v,w) avec

u=(1,0,1),v=(1,1,1),w=(-1,1,0).

Solution

On obtient la famille (e1,e2,e3) avec

e1=(12,0,12),e2=(0,1,0)ete3=(-12,0,12).
 
Exercice 35  3805    CCINP (MP)Correction  
  • (a)

    Énoncer le procédé d’orthonormalisation de Gram-Schmidt.

  • (b)

    Orthonormaliser la base canonique de 2[X] pour le produit scalaire

    (P,Q)-11P(t)Q(t)dt.

Solution

  • (a)

    cf. cours!

  • (b)

    Au terme des calculs, on obtient la base (P0,P1,P2) avec

    P0=12,P1=32XetP2=3522(X2-13).
 
Exercice 36  5565  Correction  

Dans 2() muni du produit scalaire canonique A,B=tr(AB), orthonormaliser par le procédé de Gram-Schmidt la famille (A1,A2,A3) avec

A1=(1001),A2=(1111)etA3=(1000).

Solution

Le produit scalaire sur 2() est en fait défini par

(abcd),(abcd)=aa+bb+cc+dd.

On pose B1=A1.

On recherche B2 de la forme B2=A2+λB1 avec λ déterminé par la condition B1,B2=0. On obtient λ=-1 puis

B2=(0110).

On recherche B3 de la forme B3=A3+λB1+μB2 avec λ et μ déterminés par les conditions B1,B3=B2,B3=0. On obtient λ=-1/2, μ=0 puis

B3=(1/200-1/2).

Il reste à normer chacune de ces colonnes et on forme

C1=12(1001),C2=12(0110)et   C3=12(100-1).

[<] Algorithme de Gram-Schmidt[>] Projections et symétries orthogonales

 
Exercice 37  5139   

Pour A,Bn(), on pose A,B=tr(AB).

  • (a)

    Montrer que , définit un produit scalaire sur n().

  • (b)

    Montrer que la famille constituée des matrices élémentaires de n() est une base orthonormale pour le produit scalaire précédent.

  • (c)

    Montrer que la norme euclidienne associée à ce produit scalaire vérifie:

    ABABpour tous A et B de n().
 
Exercice 38  1580   

Pour P et Q dans [X], on pose

φ(P,Q)=12π-ππP(eiθ)Q(e-iθ)dθ.
  • (a)

    Montrer que φ définit un produit scalaire sur l’espace [X].

  • (b)

    Montrer que (Xn)n est une base orthonormale pour ce produit scalaire.

 
Exercice 39  521     ENSIIE (MP)

Soient E un espace euclidien de produit scalaire () et (e1,,en) une famille de vecteurs unitaires de E vérifiant

k=1n(ekx)2=x2pour tout xE.

Montrer que (e1,,en) est une base orthonormée de E.

 
Exercice 40  4495  

On munit 3 de son produit scalaire canonique ,. Déterminer une base orthonormale de 3 dont les deux premiers vecteurs appartiennent au plan

P={(x,y,z)3|x-z=0}.
 
Exercice 41  5178  

On munit E=2() du produit scalaire11 1 On vérifie aisément que , est un produit scalaire sur 2(), celui-ci est d’ailleurs analogue au produit scalaire canonique sur 4. donné par

A,B=aa+bb+cc+ddpour tous A=(abcd) et B=(abcd) de E.

Soit F le sous-ensemble de E constitué des matrices de la forme

(abba+b) avec (a,b)2.
  • (a)

    Montrer que F est un sous-espace vectoriel de E et donner une base orthonormale de F.

  • (b)

    Déterminer une base orthonormale de F.

 
Exercice 42  5564  Correction  

Soit (x1,,xp) une famille de p vecteurs d’un espace euclidien E muni d’une base orthonormée e=(e1,,en). On pose A=Mate(x1,,xp). Justifier

AA=(xi,xj)1i,jp.

Solution

Le coefficient d’indice (i,j) de la matrice A est la i-ème coordonnée dans la base orthonormée e du j-ème vecteur xj

ai,j=(eixj).

Pour tous 1i,jn,

[AA]i,j=k=1n[A]i,k[A]k,j=k=1nak,iak,j.

On reconnaît la formule permettant de calculer le produit scalaire de deux vecteurs dont on connaît les coordonnées dans une base orthonormée

[AA]i,j=xi,xj.
 
Exercice 43  4496  

Soit E un espace euclidien de dimension n1 dont le produit scalaire est noté ().

Soient f un endomorphisme de E et A=(ai,j) sa matrice dans une base orthonormale =(e1,,en). Justifier

ai,j=(eif(ej))pour tous i et j dans 1;n.
 
Exercice 44  5180   

Soit E un espace euclidien de dimension n1 et de produit scalaire noté ,.

On dit qu’un endomorphisme f de E est antisymétrique s’il vérifie

f(x),x=0pour tout xE.
  • (a)

    Soit f un endomorphisme antisymétrique de E. Établir

    f(x),y=-x,f(y)pour tous x,yE.
  • (b)

    Montrer que l’image et le noyau d’un endomorphisme antisymétrique sont l’orthogonal l’un de l’autre.

  • (c)

    Montrer qu’un endomorphisme de E est antisymétrique si, et seulement si, sa matrice dans n’importe quelle base orthonormale est antisymétrique.

 
Exercice 45  4247  

Soit E un espace euclidien de dimension n1 et de produit scalaire noté ().

Montrer que si f est un endomorphisme de E, alors pour toute base orthonormale =(e1,,en) de E,

tr(f)=k=1n(ekf(ek)).
 
Exercice 46  4153     CCINP (MP)Correction  

Soit v un endomorphisme d’un espace euclidien de de dimension n.

  • (a)

    Montrer que la quantité

    S=i=1nv(ei),ei

    ne dépend pas de la base orthonormée (e1,,en) de E choisie.

  • (b)

    Montrer que la quantité

    T=i=1nj=1nv(ei),fj2

    ne dépend pas des bases orthonormées (e1,,en) et (f1,,fn) de E choisies.

  • (c)

    Que vaut T lorsque v est un projecteur orthogonal de rang r?

Solution

  • (a)

    v(ei),ei est le coefficient diagonal d’indice i de la matrice figurant v dans la base orthonormée (e1,,en). La quantité S correspond à la trace de v.

  • (b)

    La somme

    jnv(ei),fj2

    correspond à la norme au carrée du vecteur v(ei) et donc

    T=i=1nv(ei)2.

    Notons A la matrice figurant l’endomorphisme v dans la base (e1,,en) et w l’endomorphisme figuré dans cette base par la matrice AA. On remarque, pour x vecteur de E de colonne coordonnées X,

    v(x)2=(AX)AX=XAAX=x,w(x).

    On en déduit

    T=i=1nw(ei),ei=tr(w).
  • (c)

    Si v est un projecteur orthogonal, il existe une base orthonormée (e1,,en) dans lequel il est figuré par une matrice diagonale avec r coefficients 1 et le reste de 0. On a alors

    T=i=1nv(ei)2=r.

[<] Base orthonormale[>] Distance à un sous-espace vectoriel

 
Exercice 47  5183  

Dans l’espace 3 muni du produit scalaire canonique, on considère le plan P formé des triplets (x,y,z)3 vérifiant

x2y+z=0.

Former la matrice dans la base canonique de la projection orthogonale sur P.

 
Exercice 48  1588  Correction  

On considère un espace vectoriel euclidien E muni d’une base orthonormée =(i,j,k).

Former la matrice dans de la projection orthogonale sur le plan P d’équation x+y+z=0.

Solution

Soit n=i+j+k un vecteur normal à P. Notons p la projection orthogonale sur P.

On sait

xE,p(x)=x-(xn)n2n

et donc

Mat(p)=13(2-1-1-12-1-1-12).
 
Exercice 49  1589  Correction  

On considère un espace vectoriel euclidien E muni d’une base orthonormée =(i,j,k).
Former la matrice dans de la symétrie orthogonale sur le plan P d’équation x=z.

Solution

Soit n=i-k un vecteur normal à P. Notons s la symétrie orthogonale par rapport à P. La relation

s(x)=x-2(xn)n2n

donne

Mat(s)=(001010100).
 
Exercice 50  1590   Correction  

On considère 4 muni de sa structure euclidienne canonique et F le sous-espace vectoriel de 4 défini par

F={(x,y,z,t)4|x+y+z+t=x-y+z-t=0}.
  • (a)

    Déterminer une base orthonormale du supplémentaire orthogonal de F.

  • (b)

    Écrire la matrice dans la base canonique de 4 de la projection orthogonale sur F.

  • (c)

    Écrire la matrice dans la base canonique de 4 de la symétrie orthogonale par rapport à F.

  • (d)

    Calculer d(u,F)u=(1,2,3,4).

Solution

  • (a)

    Soient

    H={(x,y,z,t)4|x+y+z+t=0}

    et

    K={(x,y,z,t)4|x-y+z-t=0}.

    On a F=HK puis F=H+K.
    Soient n=(1,1,1,1) et m=(1,-1,1,-1) des vecteurs normaux à H et K.
    Par le procédé de Schmidt,

    e1=(12,12,12,12)ete2=(12,-12,12,-12)

    forment une base orthonormée de F.

  • (b)

    On peut facilement former Mat(pF) car

    xE,pF(x)=(xe1)e1+(xe2)e2

    donc

    Mat(pF)=I4-Mat(pF)=12(10-10010-1-10100-101).
  • (c)

    sF=2pF-Id donc

    Mat(sF)=(00-10000-1-10000-100).
  • (d)

    Pour u=(1,2,3,4),pF(u)=(-1,-1,1,1) donc

    d(u,F)=u-pF(u)=4+9+4+9=26.
 
Exercice 51  1591  Correction  

Soit E un espace vectoriel euclidien muni d’une base orthonormée =(i,j,k).

Soit p(E) déterminé par

Mat(p)=16(5-21-222125).

Montrer que p est une projection orthogonale sur un plan dont on précisera une équation.

Solution

Notons A=Mat(p). On a A2=A donc p est une projection.

En déterminant Ker(p), on obtient Ker(p)=Vect(a) avec a=i+2j-k.

L’espace Im(p) est un plan dont p(i) et p(j) forment une base. Puisque (p(i)a)=(p(j)a)=0 on a Im(p)(Ker(p)) puis Im(p)=(Ker(p)) par égalité des dimensions.

On conclut que p est la projection orthogonale sur le plan dont a est vecteur normal, c’est-à-dire

P:x+2y-z=0.
 
Exercice 52  5977   Correction  

Soit E un espace euclidien dont on note , le produit scalaire.

Soit p la projection orthogonale sur un sous-espace vectoriel F de E.

  • (a)

    Montrer que

    xE,p(x)x.
  • (b)

    Justifier que

    F={xE|x=p(x)}.

Soient F, G et H des sous-espaces vectoriels de E. On note pF, pG et pH les projections orthogonales sur ces sous-espaces vectoriels.

  • (c)

    On suppose pFpG=pH. Montrer que FG=H.

Solution

  • (a)

    Soit xE. On écrit x=a+b avec a=p(x)F et bF. Par la formule de Pythagore,

    x2=a2+b2a2=p(x)2

    donc xp(x).

  • (b)

    Avec les notations qui précèdent,

    x2=p(x)2 a2+b2=a2
    b2=0
    b=0E.

    Par conséquent,

    x=p(x)xF.
  • (c)

    Soit xFG. On a pG(x)=x et pF(x)=x donc pFpG(x)=x. Par conséquent, xH.

    Inversement, soit xH. On a pH(x)=x donc pFpG(x)=x. Par conséquent,

    x=pFpG(x)pG(x)x.

    Puisque les membres extrêmes sont égaux, les inégalités intermédiaires sont des égalités

    pFpG(x)=pG(x)etpG(x)=x.

    On en déduit xG et pG(x)=xF. Ainsi, xFG.

 
Exercice 53  4503   

On munit E=n() du produit scalaire11 1 Voir le sujet 4493. donné par A,B=tr(AB).

On introduit 𝒮n() et 𝒜n() les sous-espaces des matrices symétriques et antisymétriques de n()

𝒮n()={Mn()|M=M}et𝒜n()={Mn()|M=-M}.
  • (a)

    Montrer que 𝒮n() et 𝒜n() sont l’orthogonal l’un de l’autre.

  • (b)

    Exprimer le projeté orthogonal sur 𝒮n() d’une matrice M de n().

 
Exercice 54  1594   Correction  

Soit E=𝒞([-1;1],).
Pour f,gE, on pose

φ(f,g)=-11f(t)g(t)dt.
  • (a)

    Montrer que φ est un produit scalaire sur E.

  • (b)

    On note 𝒫 et les sous-ensembles de E formés des fonctions paires et impaires.
    Montrer que =𝒫.

  • (c)

    Soit ψ:ff^ avec f^:xf(-x).
    Montrer que ψ est la symétrie orthogonale par rapport à 𝒫.

Solution

  • (a)

    Rien à signaler.

  • (b)

    On a

    f𝒫,g,φ(f,g)=0

    car le produit tf(t)g(t) est impair et intégré sur un intervalle symétrique par rapport à 0.
    Ainsi 𝒫.
    Inversement, soit h. On sait 𝒫=E donc on peut écrire h=f+g avec f𝒫 et g.
    On a φ(h,g)=φ(f,g)+φ(g,g). Or φ(h,g)=0 et φ(f,g)=0 donc φ(g,g)=0 d’où g=0.
    Ainsi h=f𝒫 puis 𝒫. On conclut.

  • (c)

    ψ2=Id donc ψ est une symétrie.

    f𝒫,ψ(f)=fetf=(𝒫),ψ(f)=-f

    donc ψ est la symétrie orthogonale par rapport à 𝒫.

 
Exercice 55  5182  

Soient x et y deux vecteurs non nuls d’un espace euclidien E et D une droite de E.
À quelle condition les projetés orthogonaux des vecteurs x et y sur la droite D sont-ils égaux?

 
Exercice 56  4504   

Soient x et y deux vecteurs distincts d’un espace euclidien de dimension supérieure à 2.

  • (a)

    On suppose (xy)=y2. Montrer qu’il existe un unique hyperplan H de E tel que y=pH(x).

  • (b)

    À quelle condition existe-t-il une réflexion échangeant x et y?

 
Exercice 57  3403   Correction  

Soient x et y deux vecteurs non nuls d’un espace euclidien E.
À quelle condition sur x et y, le projeté orthogonal du vecteur x sur la droite Vect(y) est-il égal au projeté orthogonal de y sur la droite Vect(x)?

Solution

Le projeté orthogonal de x sur la droite Vect(y) est

(yx)y2y.

Les projetés orthogonaux considérés seront donc égaux si, et seulement si,

(yx)y2y=(xy)x2x.

Cette équation est vérifiée si, et seulement si, x et y sont orthogonaux ou

x2y=y2x.

Dans ce dernier cas x et y sont colinéaires ce qui permet d’écrire y=λx et l’égalité donne

λx2x=λ2x2x

d’où λ=1.
Finalement, les projetés orthogonaux considérés seront égaux si, et seulement si, les vecteurs x et y sont égaux ou orthogonaux.

 
Exercice 58  5184   

Soit p un endomorphisme d’un espace vectoriel réel E de dimension finie n1. On suppose pp=p. Existe-t-il un produit scalaire sur E pour lequel p soit une projection orthogonale?

 
Exercice 59  1596   Correction  

Soit E un espace vectoriel euclidien, H et H deux hyperplans de E.
On note s et s les réflexions par rapport à H et H.
À quelle condition s et s commutent-elles et préciser alors ss.

Solution

Soit n et n des vecteurs normaux à H et H.
Si s et s commutent alors ss(n)=ss(n)=-s(n) donc s(n)H.
Puisque s(n)=n on a s(n)=n ou s(n)=-n c’est-à-dire nH ou nH.
Inversement:
Si nH alors on peut construire une base adaptée qui permet matriciellement de conclure à la commutativité et d’observer que ss est la symétrie orthogonale par rapport à HH.
Si nH alors H=H et ss=Id.

 
Exercice 60  1592   Correction  

Soient a et b deux vecteurs distincts d’un espace vectoriel euclidien E tels que

a=b.

Montrer qu’il existe une unique réflexion échangeant a et b.

Solution

Unicité: Si σ est une réflexion par rapport à un hyperplan H solution alors:
σ(a-b)=b-a et donc

H=Vect(b-a).

Existence: Soit H=Vect(b-a) et σ la réflexion par rapport à H.
σ(a-b)=b-a et σ(a+b)=a+b car (a+ba-b)=0.
Donc

σ(a)=12σ(a+b)+12σ(a-b)=b et σ(b)=a.

La réflexion σ est solution.

 
Exercice 61  4992    

Soient x un vecteur d’un espace euclidien E de dimension n1 et (λ1,,λn) une famille de réels.

À quelle condition existe-t-il une base orthonormale de E telle que (λ1,,λn) soit la famille des coordonnées de x dans cette base?

[<] Projections et symétries orthogonales

 
Exercice 62  4499  

On munit 4 de son produit scalaire canonique noté ,.

  • (a)

    Former la matrice dans la base canonique de la projection orthogonale p sur l’espace

    F={(x,y,z,t)4|x-y-z-t=x-z-2t=0}.
  • (b)

    Calculer la distance à F du vecteur (1,2,3,4).

 
Exercice 63  5177  

Soit E un espace euclidien de dimension n2 dont le produit scalaire est noté ,. Soient a un vecteur non nul de E et H l’ensemble des vecteurs x de E solutions de l’équation a,x=0

  • (a)

    Montrer que H est un sous-espace vectoriel de E et préciser sa dimension.

  • (b)

    Exprimer le projeté orthogonal d’un vecteur x de E sur H ainsi que la distance de x à H.

  • (c)

    Application: On munit 3 de sa structure euclidienne usuelle.

    Calculer la distance de u=(1,2,3) au plan P formé des (x,y,z) solutions de l’équation x3y+z=0.

 
Exercice 64  4505  

On munit E=2() du produit scalaire donné par

A,B=aa+bb+cc+ddpour tous A=(abcd) et B=(abcd) de E.

Calculer la distance de la matrice I2 à l’espace H constitué des matrices de E dont la somme des coefficients est nulle.

 
Exercice 65  4080   Correction  

On munit n() de son produit scalaire canonique A,B=tr(AB).

  • (a)

    Montrer que 𝒮n() et 𝒜n() sont supplémentaires et orthogonaux.

  • (b)

    Calculer la distance à 𝒮3() de la matrice

    M=(123012123)3().
  • (c)

    Montrer que l’ensemble H des matrices de trace nulle est un sous-espace vectoriel de n() et donner sa dimension.
    Donner la distance à H de la matrice J dont tous les coefficients valent 1.

Solution

  • (a)

    Pour A𝒮n() et B𝒜n(), on a

    A,B=tr(AB)=-tr(AB) et A,B=B,A=tr(AB)=tr(AB).

    On en déduit A,B=0.
    Les espaces 𝒮n() et 𝒜n() sont donc en somme directe.
    Puisque l’on peut écrire pour tout Mn(),

    M=12(M+M)+12(M-M)

    avec 12(M+M)𝒮n() et 12(M-M)𝒜n(), les espaces 𝒮n() et 𝒜n() sont supplémentaires orthogonaux.

  • (b)

    La distance de M à 𝒮3() est égale à la distance de M à son projeté orthogonal sur 𝒮3() c’est-à-dire

    d(M,𝒮3())=12M-M=2.
  • (c)

    H est le noyau de la forme linéaire non nulle trace, c’est donc un hyperplan de n().
    La matrice In est orthogonale à tout élément de H et c’est donc un vecteur normal à l’hyperplan H.
    On en déduit

    d(H,J)=|In,J|In=nn=n.
 
Exercice 66  2736    MINES (MP)Correction  

On munit n() du produit scalaire rendant orthonormée la base canonique, dont on note la norme associée.

Soit J la matrice de n() dont tous les coefficients sont égaux à 1. Pour Mn(), calculer

inf(a,b)2M-aIn-bJ.

Solution

Le cas n=1 étant évident, on suppose désormais n2.

La quantité cherchée est m=d(M,Vect(In,J))=M-p(M) avec p la projection orthogonale sur Vect(In,J).

On écrit p(M)=aIn+bJ avec (p(M)In)=(MIN)=tr(M) et (p(M)J)=(MJ)=σσ est la somme des coefficients de M.

La résolution de ce système donne

a=ntr(M)-σn(n-1) et b=σ-tr(M)n(n-1)

donc

m2=M-p(M)2=(M-p(M)M)=M2-(n-1)tr(M)2+(tr(M)-σ)2n(n-1).
 
Exercice 67  3764    MINES (PC)Correction  

Soit A=(ai,j)1i,jnn(). Calculer

infM𝒮n()(1i,jn(ai,j-mi,j)2).

Solution

En introduisant la norme euclidienne canonique sur n() définie par

A=(1i,jai,j2)1/2

on peut interpréter l’infimum calculé

infM𝒮n()(1i,jn(ai,j-mi,j)2)=d(A,𝒮n())2.

La distance introduite se calcule par projection orthogonale. Sachant A=M+N avec

M=A+A2𝒮n()etN=A-A2𝒜n()=𝒮n()

on obtient

d(A,𝒮n())2=N2=141i<jn(ai,j-aj,i)2.
 
Exercice 68  73    CCINP (MP)Correction  

On munit E=𝒞([-1;1],) du produit scalaire:

(fg)=12-11f(x)g(x)dx.

Pour i{0,1,2,3}, on note Pi(x)=xi.

  • (a)

    Montrer que la famille (P0,P1,P2) est libre mais pas orthogonale.

  • (b)

    Déterminer, par le procédé de Schmidt, une base orthonormée (Q0,Q1,Q2) de l’espace F=Vect(P0,P1,P2) obtenue à partir de la famille (P0,P1,P2).

  • (c)

    Calculer la projection orthogonale de P3 sur F et la distance de P3 à F.

Solution

  • (a)

    Soit (λ0,λ1,λ2)3 tel que λ0P0+λ1P1+λ2P2=0 c’est-à-dire

    x[-1;1],λ0+λ1x+λ2x2=0

    Le polynôme λ0+λ1X+λ2X2 admet alors une infinité de racines et c’est donc le polynôme nul. Par conséquent, λ0=λ1=λ2=0.

    La famille (P0,P1,P2) est donc libre. Elle n’est pas orthogonale puisque

    (P0P2)=12-11x2dx=16[x3]-11=130.
  • (b)

    On commence par orthogonaliser la famille avant de normer chaque vecteur.

    On pose R0=P0,

    Puisque, (P0P1)=0, on a directement R1=P1.

    On recherche R2 de la forme R2=P2+λ0R0+λ1R1.

    La condition (R2R0)=0 donne λ0=-(P2P0)=-1/3.

    La condition (R2R1)=0 donne λ1/3=-(P2R1)=0.

    On a donc R2:xx2-1/3.

    La famille (R0,R1,R2) est l’orthogonalisée de Schmidt de la famille (P0,P1,P2). Il reste à diviser chaque élément de cette famille par sa norme.

    On a R0=1, R1=13 et R2=235 donc

    Q0:x1Q1:x3xQ2:x52(3x2-1).
  • (c)

    Le projeté orthogonal de P3 sur F est

    R=(Q0P3)Q0+(Q1P3)Q1+(Q2P3)Q2

    Après calculs,

    R:x35x.

    La distance de P3 à F est alors

    d=P3-R=257.
 
Exercice 69  527  Correction  
  • (a)

    Montrer que (PQ)=P(0)Q(0)+P(1)Q(1)+P(2)Q(2) définit un produit scalaire sur 2[X].

  • (b)

    Calculer d(X2,P)P={aX+b|(a,b)2}

Solution

  • (a)

    Sans difficulté, notamment parce qu’un polynôme de degré 2 possédant trois racines est nécessairement nul.

  • (b)

    d(X2,P)=X2-π avec π=aX+b projeté orthogonal de X2 sur P.
    (X2-π1)=(X2-πX)=0 donne le système

    {3a+3b=55a+3b=9.

    Après résolution

    {a=2b=-1/3

    et après calcul

    d=2/3.
 
Exercice 70  4958     MINES (PC)

Soient n, a0,a1,,an des réels deux à deux distincts et E=n[X].

  • (a)

    Montrer que l’on définit un produit scalaire sur E en posant

    (PQ)=k=0nP(ak)Q(ak)pour tous P,QE.
  • (b)

    Déterminer une base orthonormée de E pour le produit scalaire précédent.

  • (c)

    Exprimer la distance du polynôme Xn à l’espace

    H={PE|P(a0)++P(an)=0}.
 
Exercice 71  5901   Correction  

Dans ce sujet, on souhaite déterminer

m=inf(a,b)201(et(at+b))2dt.

On introduit l’espace E=𝒞([0;1],) muni du produit scalaire , donné par

f,g=01f(t)g(t)dt.
  • (a)

    Déterminer une fonction φE et un sous-espace vectoriel F de E pour lesquels

    m=(d(φ,F))2.
  • (b)

    Calculer le projeté orthogonal f de φ sur F.

  • (c)

    À l’aide du théorème de Pythagore, calculer m.

Solution

  • (a)

    Pour φ:tet et f:tat+b, on remarque

    01(etat+b)2dt=φf2.

    En considérant, le sous-espace vectoriel F={tat+b|(a,b)2}, on a donc

    m=inffFφf2=(inffFφf)2=(d(φ,F))2.
  • (b)

    Par le procédé de Gram-Schmidt, on détermine une base orthonormée de F en orthonormalisant la famille (f1,f2) avec f1:t1 et f2:tt. On obtient la famille (e1,e2) avec e1:t1 et e2:23(t1/2). On peut alors calculer le projeté f de φ sur F:

    f=e1,φe1+e2,φe2

    avec

    e1,φ=e1ete2,φ=3(3e).

    Cela donne

    f:t6(3e)(t1/2)+e1=6(3e)t+4e10.
  • (c)

    On sait d(φ,F)=φf avec f et φf orthogonaux. Par le théorème de Pythagore,

    φ2=f2φf2

    et donc

    m=φ2f2=φ2e1,φ2e2,φ2.

    Au terme des calculs,

    m=20e72e2572\ltx@orig@numprint0.004.
 
Exercice 72  4506   

Calculer

m=inf(a,b)201(t2-(at+b))2dt.
 
Exercice 73  1598   Correction  

Soient n un entier supérieur à 3 et E=n[X].

  • (a)

    Montrer que

    φ(P,Q)=-11P(t)Q(t)dt

    définit un produit scalaire sur E.

  • (b)

    Calculer

    inf(a,b,c)3-11(t3-(at2+bt+c))2dt.

Solution

  • (a)

    Symétrie, bilinéarité et positivité: ok
    Si φ(P,P)=0 alors -11P2(t)dt=0 donc (fonction continue positive d’intégrale nulle)

    t[-1;1],P(t)=0.

    Comme le polynôme P admet une infinité de racines, c’est le polynôme nul.

  • (b)

    On a

    inf(a,b,c)3-11(t3-(at2+bt+c))2dt=d(X3,F)2

    F=Vect(1,X,X2).
    Soit P le projeté orthogonal de X3 sur F. On peut écrire P=a+bX+cX2 et l’on a par orthogonalité

    (X3-P1)=(X3-PX)=(X3-PX2)=0.

    On en déduit que P=35X puis

    d(X3,F)2=8175.
 
Exercice 74  2734     MINES (MP)Correction  

Calculer le minimum de

01(t3-at2-bt-c)2dt

pour a,b,c parcourant .

Solution

Sur [X], on définit un produit scalaire par

(PQ)=01P(t)Q(t)dt.

La quantité cherchée m apparaît alors sous la forme

m=infa,b,cX2-(aX2+bX+c)2.

C’est donc le carré de la distance de X3 au sous-espace vectoriel 2[X]. En introduisant la projection orthogonale p sur ce sous-espace vectoriel

m=d(X3,2[X])2=X3-p(X3)2.

On peut écrire

p(X3)=a+bX+cX2.

Pour chaque i=0,1,2, on a

(p(X3)Xi)=(X3Xi)

car

(p(X3)-X3Xi)=0.

On obtient alors un système d’équations d’inconnue (a,b,c)

{c+b/2+a/3=1/4c/2+b/3+a/4=1/5c/3+b/4+a/5=1/6.

La résolution de ce système donne

c=1/20,b=-3/5 et a=3/2.

On en déduit

m=X3-p(X3)2=(X3-p(X3)X3)=12800.
 
Exercice 75  2571     CCINP (MP)Correction  
  • (a)

    Montrer que

    (fg)=01f(t)g(t)dt

    définit un produit scalaire sur l’espace E des fonctions définies sur engendré par f1(x)=1, f2(x)=ex et f3(x)=x.

  • (b)

    Pour quels réels a et b la distance de f2(x) à g(x)=ax+b est-elle minimale?

Solution

  • (a)

    On reconnaît une restriction du produit scalaire usuel sur l’espace des fonctions réelles continues sur [0;1].

  • (b)

    La distance f2 à g sera minimale quand g est le projeté orthogonal de f2 sur Vect(f1,f3).
    Ce projeté g vérifie (f2-gf1)=(f2-gf3)=0 ce qui donne le système

    {12a+b=e-113a+12b=1.

    Après résolution, on obtient a=18-6e et b=4e-10.

 
Exercice 76  4256    

On munit l’espace E=𝒞1([1;1],) du produit scalaire , donné par

u,v=11(u(t)v(t)+u(t)v(t))dt

et l’on introduit les sous-espaces vectoriels

F={fE|f(1)=f(1)=0}etG={gE|g est de classe 𝒞2 et g′′=g}.
  • (a)

    Montrer que les espaces F et G sont supplémentaires et orthogonaux.

Soient a et b deux réels et

Fa,b={uE|u(1)=a et u(1)=b}.
  • (b)

    Calculer

    infuFa,b11(u(t)2+u(t)2)dt.
 
Exercice 77  4969     MINES (PSI)

Soient F et G deux sous-espaces vectoriels d’un espace euclidien E.

Montrer que F et G sont supplémentaires et orthogonaux si, et seulement si,

x2=(d(x,F))2+(d(x,G))2pour tout xE.
 
Exercice 78  1599    

(Déterminant de Gram)

Soit (x1,,xn) une famille de vecteurs d’un espace euclidien E dont le produit scalaire est noté ,. La matrice de n() de coefficient général xi,xj est notée G(x1,,xn), on l’appelle matrice de Gram associée à la famille (x1,,xn).

  • (a)

    Montrer que, si la famille (x1,,xn) est liée, alors det(G(x1,,xn))=0.

On suppose désormais la famille (x1,,xn) libre et l’on introduit =(e1,,en) une base orthonormale de l’espace F qu’elle engendre. On note A=(ai,j) la matrice figurant la famille (x1,,xn) dans la base .

  • (b)

    Exprimer G(x1,,xn) en fonction de A et de A. En déduire

    det(G(x1,,xn))>0.
  • (c)

    On introduit uE. Montrer

    d(u,F)=det(G(u,x1,,xn))det(G(x1,,xn)).


Édité le 29-11-2025

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