Soient , et trois parties d’un ensemble fini . Exprimer en fonction des cardinaux de , , , , , et .
Soit une application au départ d’un ensemble fini non vide et à valeurs dans un ensemble . Montrer
Soient et deux parties de et .
Étant donnée une application , est-il vrai que:
Si est une partie finie de alors est une partie finie de .
Si est une partie finie de alors est une partie finie de .
Si est une partie finie de alors est une partie finie de .
Si est une partie finie de alors est une partie finie de ?
Solution
oui, car si alors est fini.
non, il suffit de considérer une fonction constante définie sur un ensemble infini.
non, il suffit de considérer une fonction constante définie sur un ensemble infini.
non, il suffit de considérer une partie formée par une infinité de valeurs non prises par .
Soit un ensemble fini de cardinal . Calculer:
.
Soit un ensemble à éléments avec . Combien existe-t-il de paires constituées de parties de non vides et disjointes?
Montrer qu’un ensemble est infini si, et seulement si, pour toute application , il existe une partie non vide et distincte de telle que .
(Distance de Jaccard)
Soit un ensemble fini et non vide. On note l’ensemble des parties non vides de et l’on pose, pour ,
Vérifier
Justifier
On pourra commencer par le cas .
Solution
Soient .
Si alors et donc .
Si alors . Or . Par inclusion et égalité des cardinaux, il vient . On en déduit assez immédiatement.
Soient .
Cas: .
On a donc et alors
De même,
et donc
Pour obtenir l’inégalité voulue, il suffit alors de vérifier
| () | ||||
Pour cela on introduit
Ainsi, l’inégalité est établie lorsque .
Cas général:
Posons de sorte que . On sait alors
Or et donc
De la même façon, et l’on obtient donc .
[<] Ensemble fini[>] Dénombrements élémentaires
Soient et deux ensembles finis de cardinaux respectifs et .
Combien y a-t-il d’injections de dans ?
Solution
Si , il n’y a pas d’injections possibles.
Si , il y a une injection: l’application vide.
Si alors on peut écrire avec les deux à deux distincts.
Pour former une injection de dans :
On choisit dans : choix.
On choisit dans : choix.
…
On choisit dans : choix.
Au total, il y a choix.
Combien existe-t-il de relation d’ordre total sur un ensemble à éléments?
Solution
Une relation d’ordre total sur permet de définir par numérotation des éléments, une bijection de vers et inversement.
Par suite, il y a exactement relations d’ordre total possibles.
Soient et avec .
Combien y a-t-il d’applications constantes de vers ?
Combien y a-t-il d’applications strictement croissantes de vers ?
Combien y a-t-il d’applications strictement monotones de vers ?
Combien y a-t-il d’applications croissantes de vers ?
Combien y a-t-il d’applications monotones de vers ?
Solution
Une application constante de vers est entièrement déterminée par le choix de la valeur de sa constante dans . Il y a choix possibles et donc applications constantes de vers .
Une application strictement croissante est entièrement déterminée par son image qui est une partie formée de éléments de : il suffit d’ordonner les éléments qui constituent cette image pour définir l’application strictement croissante associée.
Si : il y a parties à éléments dans et donc autant d’applications strictement croissantes de vers .
Si : il n’y a pas de parties à éléments dans et donc pas d’applications strictement croissantes de vers . Cela correspond encore à la valeur de .
Par le même raisonnement, il y autant d’applications strictement décroissantes que d’applications strictement croissantes. De plus, les applications strictement croissantes sont distinctes des applications strictement décroissantes. Au total, il y a applications strictement monotones de vers .
À une application , on associe définie par
Par cette association, on fait se correspondre de façon bijective les applications croissantes de vers et les applications strictement croissantes de vers . Il y a donc applications croissantes de vers .
En composant une application à valeurs dans avec l’application donnée par , on fait se correspondre de façon bijective les applications croissantes de vers et les applications décroissantes de vers . Il y a donc exactement applications décroissantes de vers . Aussi, les applications à la fois croissantes et décroissantes de vers sont les applications constantes, il y en a . Au final, il y a
applications monotones de vers .
Soient , et .
Dénombrer les familles strictement croissantes d’éléments de .
Dénombrer les familles croissantes d’éléments de .
Quel est le coefficient de dans le développement de ?
Même question avec dans .
Solution
Dans le développement de
on obtient un terme en choisissant deux , cinq et trois .
Il y a choix possibles pour les facteurs dont seront issus les .
Une fois ceux-ci choisis, il y a choix possibles pour les facteurs fournissant les .
Une fois ces choix faits, les trois facteurs restant fournissent les .
Au total, il y a
termes apparaissant lors du développement de .
On reprend le même protocole, pour obtenir
si et 0 sinon.
(Anagrammes)
Un mot long de lettres est constitué de lettres différentes. La -ème lettre apparaît fois dans le mot et donc .
Combien d’anagrammes différentes du mot peut-on écrire?
Dans le développement de , quel est le coefficient du terme ?
(Nombres de combinaisons avec répétition)
On appelle combinaison avec répétition de longueur formée d’éléments d’un ensemble , le choix non ordonné de éléments dans avec possibilité de répétitions de ceux-ci11 1 Par exemple, les choix de ou de définissent la même combinaison avec répétition de longueur formée d’éléments de .. Combien peut-on former de combinaisons avec répétition de longueur sur un ensemble à éléments?
Soit un ensemble à éléments.
Soit une partie à éléments de .
Combien y a-t-il de parties de disjointes de ?
Combien y a-t-il de couples formés de parties disjointes de ?
Solution
Autant que de parties de :
.
Soit une partie d’un ensemble à éléments. On pose .
Combien y a-t-il de parties de contenant ?
Combien y a-t-il de parties de à éléments contenant ?
Combien y a-t-il de couples de parties de tels que ?
Solution
Il y en a autant que de parties de :
Il y en a autant que de parties de à éléments: .
Une fois à éléments contenant déterminé, il y a choix de possibles. On obtient un total de couples de:
Soit un ensemble à éléments. Combien existe-t-il de couples constitués de parties de vérifiant ?
On trace dans un plan droites en position générale (c’est-à-dire deux d’entre elles ne sont jamais parallèles ni trois d’entre elles concourantes). Combien forme-t-on ainsi de triangles?
Solution
Notons le nombre de triangles formés.
Pour , former un triangle revient à choisir les trois droites définissant ses côtés:
Chacune de ses possibilités définit un véritable triangle (car il y a ni concourance, ni parallélisme) et les triangles obtenus sont deux à deux distincts.
Finalement,
Combien y a-t-il de -cycles dans le groupe ?
Solution
Une injection de dans permet de définir le -cycle .
Inversement, un -cycle de peut être définis par exactement injections différentes.
En vertu du principe des bergers, il y a exactement -cycles dans .
[<] Listes et combinaisons[>] Dénombrements avancés
Cinq cartes d’un jeu de cinquante-deux cartes sont servies à un joueur de Poker.
Combien y a-t-il de mains possibles?
Combien de ces mains comportent exactement un As?
Combien de ces mains ne comportent aucun As?
Combien comportent au moins un As?
Solution
Une main se comprend comme une partie à 5 éléments d’un ensemble à 52 éléments.
On choisit l’As et les cartes le complétant
On choisit uniquement des cartes qui ne sont pas des As
Par complément
Cinq cartes d’un jeu de trente-deux cartes constituent la main d’un joueur.
Combien de mains comportent un as ?
Combien de mains comportent au moins un as ?
Combien de mains comportent un as et un cœur ?
Combien de mains comportent un as ou un cœur ?
Combien de mains comportent au moins un as et au moins un cœur ?
Une urne contient jetons numérotés de à (avec ).
On tire successivement et avec remise jetons dans l’urne. Combien de tirages sont possibles? Pour combien d’entre eux le second jeton est-il d’une valeur au moins égale au premier?
Mêmes questions pour un tirage sans remise.
On tire simultanément jetons dans l’urne. Combien de tirages sont possibles? Pour combien d’entre eux la somme des valeurs vaut ?
Soient . Combien existe-t-il de couples vérifiant ?
Soit avec .
Combien existe-t-il de surjections de sur ?
Combien existe-t-il de surjections de sur ?
Combien existe-t-il de surjections de sur ?
Combien existe-t-il de surjections de sur ?
On suppose .
Combien existe-t-il de surjections de sur ?
Solution
Il existe une seule application de sur , c’est l’application constante égale à et celle-ci est surjective. Il existe donc une surjection de sur .
Une surjection de vers est une bijection et inversement. Il y a donc autant de surjections de vers que de permutation de , à savoir .
Une surjection au départ de prend au plus valeurs distinctes. Il n’existe pas de surjections de sur .
Il existe applications de sur . Parmi, celles-ci, il y a deux applications constantes et les autres sont toutes surjectives. Il y a donc surjections de sur .
Il existe applications de sur . Parmi celles-ci, il y a trois applications constantes qui ne sont pas surjectives. Dénombrons les applications qui prennent exactement valeurs dans . On commence par déterminer ces valeurs: cela fait choix. Une fois celles-ci déterminée, on dénombre les surjections de sur ces deux valeurs: cela fait choix. Il y a donc applications qui prennent exactement valeurs. Parmi les applications de vers , toutes les autres sont surjectives. Au final, il y a
applications surjectives de sur .
Soit .
Combien existe-t-il de surjections de sur lui-même?
On souhaite déterminer le nombre de surjections de sur .
Justifier qu’une application de vers est surjective si, et seulement si, il existe un et un seul élément de qui possède deux antécédents alors que les autres possèdent tous un antécédent et un seul.
En déduire le nombre de surjections de sur .
Combien y a-t-il de surjections de sur ?
Solution
Les surjections de sur lui-même se confondent avec les permutations de . Il y en a exactement .
Soit une application de vers . Pour , notons le nombre d’antécédents de par . On a avec .
Si l’application est surjective, chaque élément de possède au moins un antécédent et donc pour tout . Dans la somme il y a alors une fois la valeur et fois la valeur .
Inversement, s’il existe un élément de qui possède deux antécédents et que les autres possèdent tous un antécédent, alors chaque élément de possède au moins un antécédent et l’application est surjective.
Pour construire une surjection sur , on choisit l’élément de possédant deux antécédents ( choix), on détermine ses deux antécédents et ( choix) et enfin on construit une bijection de l’ensemble vers ( choix). Au total, il y a
surjections de sur .
Pour une surjection de sur , il peut y avoir élément de possédant antécédents ou éléments possédant chacun antécédents. En suivant ce principe, on dénombre
surjections de sur .
Soit .
De combien de façons peut-on regrouper individus par paires?
Solution
Notons le nombre recherché.
Considérons individus que l’on numérote de à . On choisit avec qui on apparie l’individu numéro : il y a choix possibles. Une fois ce choix effectué, il reste individus à apparier, il y a choix possibles. On en déduit la relation de récurrence
Sachant , on conclut
[<] Dénombrements élémentaires[>] Composition d'un entier
En écriture binaire, combien de fois utilise-t-on le chiffre « 1 » pour énumérer tous les entiers compris entre et ?
Soit une relation d’équivalence sur un ensemble de cardinal . On suppose que possède classes d’équivalence et l’on note le nombre de couples vérifiant . Établir .
Soit un ensemble fini à éléments. Combien existe-t-il
de relations binaires sur ?
de relations binaires réflexives et symétriques11 1 Le nombre de relations d’équivalence sur est l’objet du sujet 4443. sur ?
de relations binaires réflexives et antisymétriques sur ?
(Nombre de surjections)
Soient et deux ensembles finis non vides de cardinaux respectifs et . On note le nombre de surjections de sur .
Déterminer , et lorsque .
On suppose , et l’on introduit un élément arbitraire de . En étudiant la restriction d’une surjection au départ de , établir
En déduire que pour tout entier et tout entier ,
Soit avec . On note l’ensemble des permutations de .
On dit que est un point fixe d’une permutation lorsque .
Combien existe-t-il d’éléments dans ?
Combien existe-t-il d’éléments dans dont est point fixe?
On note le sous-ensemble de constitué des permutations possédant exactement points fixes et l’on pose
Calculer
Soient . En calculant de deux façons le nombre de couples constitués de et point fixe de , établir
En déduire
Retrouver directement le résultat précédent.
Solution
On sait par le cours qu’il y a exactement permutations sur un ensemble à éléments: .
Une permutation de dont est point fixe s’identifie avec une permutation de . Il y en a exactement .
La somme étudiée dénombre les permutations de selon leur nombre de points fixes
Pour chaque permutation de de il y a points fixes possibles. Le nombre de couples cherché est donc .
Pour chaque , une permutation possédant points fixes (dont ) est entièrement déterminée par sa restriction à qui est une permutation à points fixes. Ainsi, le nombre de couples cherché est aussi .
En itérant la formule ci-dessus obtenue
Pour déterminer une permutation élément de , on choisit l’ensemble de ses points fixes (il y a possibilités) et l’on construit ses valeurs sur le complémentaire de l’ensemble des points fixes à partir d’une permutation de éléments sans points fixes (il y a possibilités). Au total, il y a
applications de la forme voulue.
On considère une matrice composée de jetons numérotés de à .
On cherche à déterminer la probabilité pour que le déterminant de la matrice soit un entier impair.
Soit . Montrer que la classe de congruence du déterminant de modulo est égale à la classe du déterminant de la matrice dont les coefficients sont les restes de la division euclidienne de par .
On note l’ensemble des matrices carrées d’ordre composées des jetons. Déterminer .
On définit et l’ensemble des matrices carrées d’ordre dont cinq coefficients sont égaux à , quatre sont nuls et de déterminant impair.
Donner une relation entre et .
On considère une matrice de dont une colonne possède trois coefficients égaux à .
Donner le nombre de ces matrices.
On considère une matrice de dont deux colonnes possèdent exactement un coefficient nul.
Déterminer le nombre de ces matrices.
Calculer et en déduire .
Déterminer la probabilité .
Solution
Le déterminant de se calcule par une formule compatible avec le calcul en congruence modulo 2.
Répartir les jetons dans la matrice revient à déterminer une bijection de vers lui-même. On en déduit .
À chaque matrice de on fait correspondre une matrice de par calcul des restes des divisions euclidiennes modulo . Pour une matrice de , si l’on permute les jetons impairs d’une part, et les jetons pairs d’autre part, la matrice de obtenue à la fin est la même. On en déduit
Formons une matrice de dont une colonne possède trois coefficients égaux à . On choisit cette colonne et il reste deux à positionner. Ceux-ci ne peuvent figurer sur la même colonne car on obtient sinon un déterminant nul. Ils ne peuvent figurer sur la même ligne pour la même raison. S’ils ne figurent ni sur la même ligne, ni sur la même colonne, la matrice est convenable. On en déduit
On choisit la colonne comportant un et deux , les deux autres colonnes comportant un et deux , puis on positionne le dans la première colonne et les deux zéros dans les deux autres. Pour que la matrice obtenue soit de déterminant impair, il faut et il suffit que ces deux derniers zéros ne soient pas choisis sur la même ligne. On en déduit
Si une matrice de possède une colonne dont trois coefficients sont égaux à , elle ne possède pas deux colonnes possédant exactement un coefficient nul. Aussi, si une matrice de ne possède pas de colonne dont trois coefficients sont égaux à , elle possède deux colonnes possédant exactement un coefficient nul.
.
(Nombres de Catalan)
Soient et deux entiers naturels non nuls.
On appelle chemin monotone, tout déplacement sur une grille de coordonnées entières obtenu en partant de la case et en se déplaçant successivement d’une unité vers la droite ou d’une unité vers le haut.
Combien existe-t-il de chemins monotones rejoignant la case ?
On s’intéresse désormais aux chemins monotones rejoignant la case . On dit qu’un tel chemin est sous-diagonal si les cases qu’il emprunte vérifient la condition .
On considère un chemin qui n’est pas sous-diagonal et on lui associe un nouveau chemin déterminé en changeant les mouvements vers la droite par des mouvements vers le haut, et inversement, dès son premier franchissement11 1 Ce premier franchissement est nécessairement dirigé vers le haut et peut éventuellement avoir lieu dès le premier déplacement. de la diagonale.
Quelle nouvelle case rejoint ce chemin?
Combien existe-t-il de chemins sous-diagonaux rejoignant la case ?
(Nombres de Bell)
On appelle partition d’un ensemble , tout ensemble constitué de parties deux à deux disjointes, non vides et de réunion égale à . On note le nombre de partitions11 1 Une relation d’équivalence est caractérisée pas ses classes d’équivalences qui constituent une partition de l’ensemble: détermine le nombre de relations d’équivalence sur un ensemble à éléments. d’un ensemble fini à éléments et l’on pose . Établir que pour tout entier naturel ,
(Nombre de dérangements)
Un dérangement sur un ensemble est une permutation de vérifiant pour tout . On note le nombre de dérangements existant sur un ensemble à éléments.
Établir pour tout .
En déduire pour tout .
Conclure
Soit . Déterminer le nombre moyen de points fixes d’une permutation de l’ensemble .
Solution
Notons l’ensemble des permutations de . On sait
Pour , notons le nombre de points fixes de
Le nombre moyen de points fixes d’une permutation de est
Réorganisons le calcul de cette somme en introduisant les couples formés par et . Pour un tel couple, posons
On remarque
et alors
On réorganise le calcul de la somme
avec
Or, pour , une permutation qui fixe peut s’identifier à une permutation de , il y en a exactement . On peut alors achever le calcul
puis
(Formule d’inversion de Pascal)
Soient et des entiers naturels.
Pour tels que , comparer et .
Soient une suite de nombres réels et la suite déterminée par
Établir la formule d’inversion
Application : On note le nombre de surjections d’un ensemble à éléments sur un ensemble à éléments. Déterminer une expression de en observant
Application : On note le nombre de dérangements11 1 Voir le sujet 4444. sur un ensemble à éléments. Déterminer une expression de en commençant par observer
Soit . On note l’ensemble de suites avec
À chaque suite élément de on associe la suite avec
Celle-ci détermine une ligne brisée déterminée par les points de coordonnées comme illustrée ci-dessous
Cette ligne brisée définit un chemin joignant à .
On note le nombre de 1 dans la suite . Exprimer en fonction de , et la valeur de .
Étant donnée , combien existe-t-il de chemin ?
On suppose . En exploitant la figure ci-dessous
expliquer pourquoi il y a autant de chemins joignant à que de chemins joignant à et coupant l’axe des abscisses.
En déduire le nombre de chemins joignant à dont tous les points sont d’ordonnées strictement positives.
Solution
Le nombre de est de et donc .
Si n’est pas un nombre pair, il n’y a pas de chemin solutions.
Sinon, on introduit pour lequel .
Si ou , on ne pourra trouver de chemin solutions.
Si , chemins solutions correspondent aux suites pour lesquels on positionne termes 1 et les autres égaux à . Il y a positions possibles pour les termes 1 et autant de chemins solutions.
Tout chemin joignant à et coupant l’axe des abscisses peut être associé de façon bijective à un chemin joignant à , il suffit pour cela de passer à l’opposer les termes jusqu’au premier pour lequel et ne pas modifier les autres comme dans la figure proposé (ce résultat est connu sous le nom de principe de réflexion).
Si est impair, il n’y a aucun chemins possible d’aucune sorte.
Sinon, on peut écrire avec et il y a alors chemins possibles (ce nombre étant nul lorsque ou ).
Parmi ceux-ci, on retire ceux coupant l’axe abscisse qui par l’étude au dessus sont au nombre de .
Finalement, il y a
chemins solutions
[<] Dénombrements avancés[>] Démonstrations combinatoires
(Calcul par anagramme)
Soient , et des entiers naturels.
Un mot est constitué de fois le caractère A et fois le caractère B. Combien peut-on constituer d’anagrammes de ce mot?
On suppose . En considérant les symboles \og \fg et \og \fg, combien existe-t-il de familles vérifiant ?
Même question avec .
Combien existe-t-il de suites strictement croissante de entiers choisis dans ?
Application : Combien existe-t-il de suite avec
Même question avec
Solution
Une suite strictement croissante de entiers dans est entièrement déterminée par le choix de ses éléments qu’il suffit alors d’ordonner. Il y en a donc
À chaque suite vérifiant et on peut associer une suite strictement croissante d’éléments de en posant
Inversement, à une suite comme au dessus correspond une unique suite comme voulue avec
Il y a donc autant de suites vérifiant et que de suite strictement croissantes de éléments dans , soit
La condition est remplie quand mais pas . Le nombre de suite cherché est donc
(Calcul par les familles croissantes)
Soient et .
Il existe 11 1 Voir le sujet 4437 où l’on a simplement opéré un glissement sur l’ensemble des valeurs en considérant au lieu de . familles croissantes de longueur constituées d’éléments de .
Combien existe-t-il de familles vérifiant ?
Même question avec la condition .
(Calcul par récurrence)
Soient et . On note le nombre de familles vérifiant la condition .
Établir
En déduire
Soient et . Proposer des preuves combinatoires11 1 Une preuve combinatoire est une justification réalisée par dénombrement. Par exemple, en calculant de deux façons différentes le cardinal d’un même ensemble. des formules:
.
(Formule de Chu-Vandermonde)
Soient et . Proposer une démonstration par dénombrement de l’égalité
Solution
Soit un ensemble à éléments séparé en deux parties disjointes et de cardinaux et .
Il y a exactement parties à éléments dans .
Or pour former une partie à élément de , on peut pour chaque commencer par choisir éléments dans avant d’en choisir dans . Il y a possibilités pour chaque puis au total possibilités d’où l’identité.
Soient un ensemble à éléments et un entier avec . En dénombrant les couples constitués d’une partie de à éléments et d’un élément de , établir l’identité
Édité le 29-11-2025
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