[>] Matrice d'un endomorphisme

 
Exercice 1  5198  
  • (a)

    Donner la matrice dans la base canonique de l’endomorphisme

    f:{33(x,y,z)(y-z,z-x,x-y).
  • (b)

    Donner la matrice dans la base canonique de l’endomorphisme

    φ:{2[X]2[X]aX2+bX+ca+bX+cX2.
  • (c)

    On suppose muni de sa structure d’espace vectoriel réel. Donner la matrice dans la base (1,i) de l’endomorphisme

    g:{z(1+i)z.
 
Exercice 2  5197  
  • (a)

    Donner la matrice de l’application linéaire

    f:{32(x,y,z)(x+y-z,2x+z)

    relative aux bases canoniques des espaces 3 et 2.

  • (b)

    Soient a,b,c,d des réels. Donner la matrice de l’application linéaire

    E:{3[X]4P(P(a),P(b),P(c),P(d))

    relative aux bases canoniques de 3[X] et 4.

 
Exercice 3  1269  Correction  

Déterminer la matrice relative aux bases canoniques des applications linéaires f suivantes:

  • (a)

    f:{32(x,y,z)(x+y,y-2x+z)

  • (b)

    f:{33(x,y,z)(y+z,z+x,x+y)

  • (c)

    f:{3[X]3[X]PP(X+1)

  • (d)

    f:{3[X]4P(P(1),P(2),P(3),P(4))

Solution

On note A la représentation matricielle cherchée.

  • (a)
    A=(110-211).
  • (b)
    A=(011101110).
  • (c)
    A=(1111012300130001).
  • (d)
    A=(1111124813927141664).
 
Exercice 4  5199   

Soit

J=(01(0)01(0)0)n().

À l’aide des applications linéaires canoniquement associées, calculer JJ et JJ.

 
Exercice 5  2688     MINES (MP)Correction  

Soit ω une racine primitive n-ième de l’unité. On pose

Fω(P)=1nk=0n-1P(ωk)Xk

pour tout Pn-1[X].

Montrer que Fω est un automorphisme de n-1[X] et exprimer son inverse.

Solution

Fω est clairement un endomorphisme de n-1[X]. Sa matrice dans la base (1,X,,Xn-1) est A=(ai,j)0i,jn-1 avec

ai,j=1nωijpour tout 0i,jn-1.

On remarque que A¯A=In car

1nk=0n-1ω(j-i)k={1 si i=j0 sinon.

Par suite, Fω est un automorphisme et Fω-1 étant représenté par A¯,

Fω-1(P)=1nk=0n-1P(ω-k)Xk.
 
Exercice 6  4539   

Soient n et A=(ai,j)0i,jnn+1() la matrice dont le coefficient général11 1 On notera que, dans ce sujet, lignes et colonnes sont indexées à partir du rang 0. est donné par le coefficient binomial:

ai,j=(ji)pour tout (i,j)0;n2.

Soit φ l’endomorphisme de n[X] représenté par la matrice A dans la base canonique (1,X,,Xn).

  • (a)

    Exprimer simplement φ(P) pour tout P de n[X].

  • (b)

    Montrer que A est inversible et calculer A-1.

[<] Matrice d'une application linéaire[>] Étude d'endomorphisme connu par sa matrice

 
Exercice 7  1276  Correction  

Soit

A=(31-3-11111-1).

On note =(e1,e2,e3) la base canonique de 3.
Soit f l’endomorphisme de 3 dont la matrice dans est A.
On pose ε1=(1,1,1),ε2=(1,-1,0),ε3=(1,0,1) et =(ε1,ε2,ε3).

  • (a)

    Montrer que constitue une base de 3.

  • (b)

    Écrire la matrice de f dans cette base.

  • (c)

    Déterminer une base de Ker(f) et de Im(f).

Solution

  • (a)

    On vérifie que la famille est libre, puis c’est une base car formée de trois vecteurs en dimension 3.

  • (b)

    Par calcul matriciel

    f(ε1)=ε1,f(ε2)=2ε2,f(ε3)=0

    et donc

    Mat(f)=(100020000).
  • (c)

    On observe que ε3Ker(f) et ε1,ε2Im(f).
    Le théorème du rang permet de conclure: (ε3) est une base de Ker(f) et (ε1,ε2) est une base de Im(f).

 
Exercice 8  5205  

Dans l’espace réel 𝒞(,), on considère le sous-espace vectoriel E de dimension 4 engendré par les fonctions11 1 Voir le sujet 4512.

c0:xcos(x),c1:xxcos(x),s0:xsin(x)ets1:xxsin(x).
  • (a)

    Montrer que la dérivée d’une fonction de E est encore une fonction de E.

On note D l’endomorphisme de E défini par D(f)=f pour tout fE.

  • (b)

    Donner la matrice de D dans la base =(c0,c1,s0,s1).

  • (c)

    Application : Déterminer les fonctions réelles solutions sur de l’équation différentielle

    (E):y′′+2y+y=xcos(x).
 
Exercice 9  5523  Correction  

Soit f un endomorphisme d’un espace vectoriel réel E.

On suppose que pour tout xE, les vecteurs x et f(x) forment une famille liée.

Soit =(e1,,en) une base de E.

  • (a)

    Montrer que la matrice de f dans est diagonale.

  • (b)

    En calculant f(e1++en) conclure que f est une homothétie vectorielle, c’est-à-dire qu’il existe λ tel que f(x)=λ.x pour tout xE.

Solution

  • (a)

    Pour i=1,,n, savoir (ei,T(ei)) liée avec ei0E assure qu’il existe λi tel que f(ei)=λi.ei. La matrice de f dans est alors une matrice diagonale.

  • (b)

    Pour x=e1++en, la famille (x,f(x)) est liée avec x0E. Il existe donc λ tel que f(x)=λ.x. Par linéarité de f, il vient

    λ1.e1++λn.en=λ.e1++λ.en

    et donc

    (λ1-λ).e1++(λn-λ).en=0E.

    Par liberté de la famille (e1,,en), on obtient λ1==λn=λ. Ainsi, f=λ.IdE.

 
Exercice 10  715   Correction  

Soient a* et f: définie par f(z)=z+az¯.

  • (a)

    Former la matrice de l’endomorphisme f du -espace vectoriel dans la base (1,i).

  • (b)

    Déterminer l’image et le noyau de f.

Solution

  • (a)

    On introduit x=Re(a) et y=Im(a).

    f(1)=1+x+iyetf(i)=i-ai=y+i(1-x).

    La matrice de f dans la base (1,i) est donc

    (1+xyy1-x).
  • (b)

    Cas: |a|1. On a det(f)0: l’endomorphisme f est inversible et donc

    Im(f)=etKer(f)={0}.

    Cas: |a|=1. alors det(f)=0: l’endomorphisme f n’est pas inversible. De plus, f n’est pas l’endomorphisme nul, c’est donc un endomorphisme de rang 1.

    On remarque

    f(eiθ/2)=2eiθ/20

    et donc 2eiθ/2 est un vecteur directeur de la droite Im(f):

    Im(f)=Vect{2eiθ/2}=Vect{eiθ/2}.

    On remarque aussi

    f(ei(θ+π)/2)=0

    et donc (ei(θ+π)/2=ieiθ/2 est un vecteur directeur de la droite Ker(f)

    Ker(f)=Vect{ieiθ/2}=iIm(f).
 
Exercice 11  5202   

Soient θ et f: définie par f(z)=z+eiθz¯.

  • (a)

    Vérifier que f est un endomorphisme du -espace vectoriel .

  • (b)

    Former la matrice de l’endomorphisme f dans la base (1,i).

  • (c)

    Déterminer le rang, l’image et le noyau de f.

 
Exercice 12  5616   Correction  

Soient (a,b)2 et fa,b: définie par fa,b(z)=az+bz¯.

  • (a)

    Vérifier que fa,b est un endomorphisme du -espace vectoriel .

  • (b)

    Former la matrice de fa,b dans la base (1,i).

  • (c)

    À quelle condition sur a et b, l’endomorphisme fa,b est-il inversible?

  • (d)

    Soit f: un endomorphisme du -espace vectoriel .

    Établir qu’il existe un unique couple (a,b)2 tel que f=fa,b.

Solution

  • (a)

    On vérifie sans peine que, pour tous λ1,λ2 et tous z1,z2,

    fa,b(λ1z1+λ2z2)=λ1fa,b(z1)+λ2fa,b(z2).
  • (b)

    On a fa,b(1)=a+b et fa,b(i)=i(a-b). Afin d’identifier partie réelle et imaginaire, on écrit

    a=Re(a)+iIm(a)etb=Re(b)+iIm(b).

    On peut alors former la matrice de fa,b

    Mat(1,i)(fa,b)=(Re(a)+Re(b)Im(b)-Im(a)Im(a)+Im(b)Re(a)-Re(b)).
  • (c)

    On a

    det(fa,b) =(Re(a)+Re(b))(Re(a)-Re(b))-(Im(a)+Im(b))(Im(b)-Im(a))
    =|a|2-|b|2.

    L’endomorphisme fa,b est donc inversible si, et seulement si, |a||b|.

  • (d)

    Soit f(). On exprime la matrice de f dans la base (1,i)

    Mat(1,i)(f)=(αβγδ) avec α,β,γ,δ.

    Par unicité de la représentation matricielle d’un endomorphisme,

    f=fa,b (αγβδ)=(Re(a)+Re(b)Im(b)-Im(a)Im(a)+Im(b)Re(a)-Re(b))
    {Re(a)+Re(b)=αIm(b)-Im(a)=βIm(a)+Im(b)=γRe(a)-Re(b)=δ.

    Après résolution du système, on obtient

    f=fa,b{a=α+δ2+iγ-β2b=α-δ2+iγ+β2.

    On peut aussi résoudre la question en montrant que l’application

    {2()(a,b)fa,b

    est un isomorphisme d’espaces vectoriels en constatant qu’elle est linéaire, injective et qu’elle opère entre deux espaces de dimensions finies égales (à 4).

 
Exercice 13  5409   Correction  

Soient a,b et fa,b: définie par fa,b(z)=az+bz¯.

  • (a)

    Vérifier que fa,b est un endomorphisme du -espace vectoriel .

  • (b)

    Former la matrice de fa,b dans la base (1,i).

  • (c)

    Calculer le déterminant de fa,b en fonction de a et b.

  • (d)

    Inversement, soit f: un endomorphisme du -espace vectoriel . Montrer qu’il existe d’uniques nombres complexes a et b tels que f=fa,b.

  • (e)

    Déterminer les complexes a,b pour lesquels fa,b désigne une symétrie vectorielle.

Solution

  • (a)

    On vérifie sans peine que, pour tous λ1,λ2 et tous z1,z2,

    fa,b(λ1z1+λ2z2)=λ1fa,b(z1)+λ2fa,b(z2).
  • (b)

    On a fa,b(1)=a+b et fa,b(i)=i(a-b). Afin d’identifier partie réelle et imaginaire, on écrit

    a=Re(a)+iIm(a)etb=Re(b)+iIm(b).

    On peut alors former la matrice de fa,b

    Mat(1,i)(fa,b)=(Re(a)+Re(b)Im(b)-Im(a)Im(a)+Im(b)Re(a)-Re(b)).
  • (c)

    Immédiatement,

    det(fa,b) =(Re(a)+Re(b))(Re(a)-Re(b))-(Im(a)+Im(b))(Im(b)-Im(a))
    =|a|2-|b|2.
  • (d)

    Analyse: Supposons f=fa,b. On a f(1)=fa,b(1) et f(i)=fa,b(i) ce qui donne

    {a+b=f(1)i(a-b)=f(i).

    Ce système se résout pour fournir

    a=12(f(1)-if(i))etb=12(f(1)+if(i)).

    Cela détermine (a,b)2 de façon unique.

    Synthèse: Pour les valeurs de a et b qui précèdent,

    {f(1)=fa,b(1)f(i)=fa,b(i).

    Les endomorphismes f et fa,b sont égaux sur une base donc égaux sur l’espace entier.

  • (e)

    On observe

    fa,b(fa,b(z))=(a2+|b|2)z+2Re(a)bz¯.

    L’endomorphisme fa,b est donc une symétrie si, et seulement si,

    {a2+|b|2=12Re(a)b=0.

    Dans le cas b=0, on obtient a=±1.

    Dans le cas b0, on obtient

    a=ixetb=1+x2eiθ avec (x,θ)2.

    En écrivant x=sh(φ) avec φ, on obtient aussi l’écriture

    a=ish(φ)etb=ch(φ)eiθ.
 
Exercice 14  1270   Correction  

On considère les sous-espaces vectoriels supplémentaires de 3 suivants:

P={(x,y,z)3|x+2y-z=0}etD=Vect(w) où w=(1,0,-1).

On note =(i,j,k) la base canonique de 3.

On note p la projection vectorielle sur P parallèlement à D, q celle sur D parallèlement à P, et enfin, s la symétrie vectorielle par rapport à P et parallèlement à D.

  • (a)

    Former la matrice de p dans .

  • (b)

    En déduire les matrices, dans , de q et de s.

Solution

  • (a)

    Pour u=(x,y,z) calculons p(u)=(x,y,z).
    Comme p(u)-uD, il existe λ𝕂 tel que p(u)=u+λ.w.
    Comme p(u)P on a x+2y-z=0 ce qui donne

    λ=-(x+2y-z)/2

    et donc

    p(u)=((x-2y+z)/2,y,(x+2y+z)/2).

    Par suite,

    Mat(p)=(1/2-11/20101/211/2).
  • (b)

    Comme q=I-p et s=2p-I,

    Mat(q)=(1/21-1/2000-1/2-11/2) et Mat(s)=(0-21010120).
 
Exercice 15  5302   Correction  

Dans l’espace 3, donner la matrice dans la base canonique de la projection sur le plan P d’équation x+y+z=0 parallèlement à la droite D d’équations x=y2=z3.

Solution

Soit u=(x,y,z)3. Le projeté u=(x,y,z) de u sur P parallèlement à D est caractérisé géométriquement par

uPetu-uD=Vect{(1,2,3)}

ce qui donne les conditions

{x+y+z=0x=λ+xy=2λ+yz=3λ+z

(avec λ). Après résolution, on obtient

{x=16(5x-y-z)y=16(-2x+4y-2z)z=16(-3x-3y+3z).

La matrice cherchée est donc

16(5-1-1-24-2-3-33).
 
Exercice 16  714   Correction  

Soit A=(ai,j)1i,jn+1n+1() la matrice dont le coefficient général est donné par un coefficient binomial:

ai,j=(j-1i-1).

Soit φ(n[X]) l’endomorphisme représenté par la matrice A dans la base canonique (1,X,,Xn).

  • (a)

    Exprimer simplement φ(P) pour tout Pn[X].

  • (b)

    Calculer Am pour tout m.

  • (c)

    Calculer A-1.

Solution

  • (a)

    Pour 0kn,

    φ(Xk)=i=0n(ki)Xi=i=0k(ki)Xi+i=k+1n(ki)=0Xi=(X+1)k.

    On en déduit

    φ(P)=P(X+1).
  • (b)

    φm(P)=P(X+m) donc

    φm(Xk)=(X+m)k=i=0k(ki)mk-iXi=i=0n(ki)mk-iXi

    d’où

    Am=(mj-iai,j)1i,jn+1.
  • (c)

    φ-1(P)=P(X-1) donc

    φ-1(Xk)=(X-1)k

    d’où

    A-1=((-1)j-iai,j)1i,jn+1.
 
Exercice 17  5201   

Soit n. Pour Pn[X], on pose φ(P)=nXP-(X2-1)P.

  • (a)

    Vérifier que φ définit un endomorphisme de n[X].

  • (b)

    Former la matrice de φ dans la base11 1 La famille des (X-1)k pour k=0,,n est une base de n[X] car il s’agit d’une famille de polynômes de degrés étagés (voir le sujet 5186). On peut aussi dire que c’est la base liée à la formule de Taylor en λ=1. ((X-1)k)0kn.

  • (c)

    L’endomorphisme φ est-il bijectif?

 
Exercice 18  3160     CCINP (MP)Correction  

Soit E un espace vectoriel réel de dimension finie n2.

  • (a)

    Indiquer des endomorphismes de E dont la représentation matricielle est la même dans toutes les bases de E.

  • (b)

    Soit (e1,,en) une base de E. Montrer que pour tout i{2,,n}, la famille (e1+ei,e2,,en) est une base de E.

  • (c)

    Déterminer tous les endomorphismes de E dont la représentation matricielle est diagonale dans toutes les bases de E.

  • (d)

    Quels sont les endomorphismes de E dont la représentation matricielle est la même dans toutes les bases de E?

Solution

  • (a)

    Les endomorphismes λIdE ont la propriété voulue.

  • (b)

    Les familles (e1,,en) et (e1+ei,e2,,en) engendrent le même espace vectoriel. Étant toutes deux formées de n vecteurs, si l’une est libre, l’autre aussi.

  • (c)

    Soit u un endomorphisme de E dont la matrice est diagonale dans toutes les bases de E.
    La matrice de u dans la base (e1,,en) est de la forme diag(λ1,λ2,,λn).
    Puisque la matrice de u dans la base (e1+ei,e2,,en) est aussi diagonale, il existe α tel que

    u(e1+ei)=α(e1+ei).

    Or par linéarité

    u(e1+ei)=u(e1)+u(ei)=λ1e1+λiei.

    Par liberté de la famille (e1,ei) on identifie les scalaires et l’on peut affirmer

    λ1=α=λi.

    Ainsi, si un endomorphisme à une représentation matricielle diagonale dans toutes les bases de E, sa matrice est de la forme λIn et donc cet endomorphisme est de la forme λIdE.

  • (d)

    Soit u un tel endomorphisme. Si A=(ai,j) est sa matrice dans une base (e1,,en) alors sa matrice dans la base (e1,2e2,,nen) a pour coefficient général

    jiai,j

    et comme cette matrice doit être égale à la précédente, on obtient

    i,j{1,,n},ijai,j=0.

    Ainsi, cet endomorphisme a une matrice diagonale dans toute base de E et en vertu de ce qui précède, il est de la forme λIdE avec λ.

[<] Matrice d'un endomorphisme[>] Image et noyau d'une matrice

 
Exercice 19  1277  Correction  

Soit E un 𝕂-espace vectoriel muni d’une base =(i,j,k).
Soit f l’endomorphisme de E dont la matrice dans est

A=(2-1-110-11-10).
  • (a)

    Calculer A2. Qu’en déduire sur f?

  • (b)

    Déterminer une base de Im(f) et Ker(f).

  • (c)

    Quelle est la matrice de f relativement à une base adaptée à la supplémentarité de Im(f) et Ker(f)?

Solution

  • (a)
    A2=(2-1-110-11-10)=A

    donc f est une projection vectorielle.

  • (b)

    En résolvant les équations f(x)=x et f(x)=0 on obtient que (u,v) forme une base de Im(f) et (w) forme une base de Ker(f) avec u=i+j,v=i+k et w=i+j+k.

  • (c)
    Mat(u,v,w)(f)=(100010000).
 
Exercice 20  4538  

Déterminer les transformations vectorielles de 3 réalisées par les endomorphismes figurés dans la base canonique par les matrices:

  • (a)

    A=(3-421-11-120)

  • (b)

    B=(00-1111-100).

 
Exercice 21  4528   

Soit f l’endomorphisme de 3 figuré dans la base canonique par la matrice

A=(-13-311-11-11).

On introduit les vecteurs e1=(1,1,0), e2=(-1,1,1) et e3=(0,1,1).

  • (a)

    Montrer que =(e1,e2,e3) est une base de 3.

  • (b)

    Écrire la matrice de f dans cette base.

  • (c)

    Sans calculs, déterminer une base de Ker(f) et de Im(f).

 
Exercice 22  1278   Correction  

Soit

A=(2-1-1-12-1-1-12).

On note =(e1,e2,e3) la base canonique de 3.
Soit f l’endomorphisme de 3 dont la matrice dans est A.

  • (a)

    Déterminer Ker(f) et Im(f). Démontrer que ces sous-espaces sont supplémentaires dans 3.

  • (b)

    Déterminer une base adaptée à cette supplémentarité et écrire la matrice de f dans cette base.

  • (c)

    Décrire f comme composée de transformations vectorielles élémentaires.

Solution

  • (a)

    Ker(f)=Vect(u) avec u=(1,1,1). Im(f)=Vect(v,w) avec v=(2,-1,-1),w=(-1,2,-1).
    Comme 𝒞=(u,v,w) est libre on peut conclure que Ker(f) et Im(f) sont supplémentaires dans 3.

  • (b)

    𝒞 est une base adaptée à la supplémentarité de Ker(f) et Im(f).

    Mat𝒞(f)=(000030003).
  • (c)

    f est la composée, commutative, de l’homothétie vectorielle de rapport 3 avec la projection vectorielle sur Im(f) parallèlement à Ker(f).

 
Exercice 23  4537   

Soit f l’endomorphisme de 3 figuré dans la base canonique par la matrice

A=(101-121101).
  • (a)

    Déterminer le noyau et l’image de f.

  • (b)

    Vérifier que ces espaces sont supplémentaires et exprimer la matrice de f dans une base adaptée à cette supplémentarité.

  • (c)

    Décrire f comme la composition de deux transformations vectorielles simples.

[<] Étude d'endomorphisme connu par sa matrice[>] Changement de bases

 
Exercice 24  4530  

Déterminer le noyau et l’image de la matrice

A=(1010111-10)3().
 
Exercice 25  4531  

Soient An,p(𝕂) et Bp,q(𝕂). Montrer

AB=On,qIm(B)Ker(A).
 
Exercice 26  1288   Correction  

Soient n* et Mn() définie par

M=(11000110011001).
  • (a)

    Donner le rang de M et la dimension de son noyau.

  • (b)

    Préciser noyau et image de M.

  • (c)

    Calculer Mn.

Solution

  • (a)

    En retirant la première ligne à la dernière

    rg(11000110011001)=rg(11000110010-101)

    puis en ajoutant la deuxième ligne à la dernière etc.

    rg(11000110011001)=rg(11000110010001-(-1)n).

    Si n est pair alors rg(M)=n-1, sinon rg(M)=n.

  • (b)

    Cas: n impair. C’est immédiat, la matrice M est inversible.

    Cas: n pair.

    Ker(M)=Vect((1-11-1))

    et

    Im(M):x1-x2+x3++xn-1-xn=0.
  • (c)

    M=I+N avec la matrice de permutation

    N=(01000010011000).

    On en déduit

    Mn=k=0n(nk)Nk=(2(n0)(n1)(n2)(nn-1)(nn-1)2(n0)(n1)(n2)(n2)(n1)(n1)(n2)(nn-1)2(n0))

    en notant (nk) le coefficient binomial «  k parmi n   ».

 
Exercice 27  5323  Correction  

Soit An(𝕂). On suppose qu’il existe une colonne Y0n,1(𝕂) telle que l’équation AX=Y0 d’inconnue Xn,1(𝕂) possède une unique solution X0.

Montrer que pour tout Yn,1(𝕂), l’équation AX=Y admet une unique solution.

Solution

Méthode: On montre que la matrice A est inversible en observant que son noyau est réduit à la colonne nulle.

Soit XKer(A). On a AX=0 et donc A(X0+X)=Y0. Par unicité de la solution à l’équation AX=Y0, on obtient X0+X=X0 et donc X=0. Ainsi, le noyau de A est réduit à la colonne nulle11 1 Aussi, on peut affirmer que l’ensemble des solutions de l’équation linéaire AX=Y est soit vide, soit égal à un sous-espace affine de direction Ker(A). Ici, lorsque Y=Y0, l’ensemble des solutions est réduit à un point ce qui entraîne que le noyau de A est réduit à l’élément nul. et l’on peut affirmer que la matrice carrée A est inversible.

On en déduit que, pour tout Yn,1(𝕂), l’équation AX=Y admet une unique solution qui est X=A-1Y.

[<] Image et noyau d'une matrice[>] Matrice d'un endomorphisme dans une base bien choisie (similitude)

 
Exercice 28  4529  

Soient E un espace vectoriel réel muni d’une base =(e1,e2,e3) et f l’endomorphisme de E figuré dans la base par la matrice

A=(-3-1142-122-1).

On pose e1=e2+e3, e2=e1-e2+e3 et e3=e1-e2.

  • (a)

    Vérifier que =(e1,e2,e3) est une base de E.

  • (b)

    Former la matrice D de f dans la base .

  • (c)

    Exprimer la matrice de passage P de à et son inverse P-1.

  • (d)

    Quelle relation relie les matrices A, D et P?

  • (e)

    En déduire une expression de An pour tout n.

 
Exercice 29  1282  Correction  

Soit E un 𝕂-espace vectoriel muni d’une base =(e1,e2,e3).
Soit f l’endomorphisme de E dont la matrice dans est

A=(2-10-21-2113).

Soit =(ε1,ε2,ε3) la famille définie par

{ε1=e1+e2-e3ε2=e1-e3ε3=e1-e2.
  • (a)

    Montrer que est une base de E et former la matrice D de f dans .

  • (b)

    Exprimer la matrice de passage P de à et calculer P-1.

  • (c)

    Quelle relation lie les matrices A,D,P et P-1?

  • (d)

    Calculer An pour tout n.

Solution

  • (a)

    est libre et formée de trois vecteurs en dimension 3, c’est une base de E.
    f(ε1)=ε1,f(ε2)=2ε2,f(ε3)=3ε3 donc D=diag(1,2,3).

  • (b)
    P=(11110-1-1-10),P-1=(111-1-1-2101).
  • (c)

    Par formule de changement base

    A=PDP-1.
  • (d)

    Puisqu’il est facile de calculer Dn

    An=PDnP-1=(111111-1-1-1)+2n(-1-1-2000112)+3n(101-10-1000).
 
Exercice 30  717  Correction  

Soit E un 𝕂-espace vectoriel de dimension 3 muni d’une base e=(e1,e2,e3).
Soit f(E) dont la matrice dans la base e est

A=(011010-112).

On pose e1=e1+e3, e2=e1+e2 et e3=e1+e2+e3.

  • (a)

    Montrer que la famille e=(e1,e2,e3) est une base de E et déterminer la matrice B de f dans e.

  • (b)

    Calculer An pour tout n.

Solution

  • (a)

    On introduit la matrice

    P=Mate(e)=(111011101).

    On vérifie que la matrice P est inversible (soit par le calcul de son déterminant, soit par un calcul de rang). Cela assure que la famille e est une base de E. En évaluant l’image d’un vecteur par l’application linéaire f par la formule Y=AX, on obtient

    {f(e1)=e1+e3=e1f(e2)=e1+e2=e2f(e3)=2e1+e2+e3=e1+e3.

    On peut donc former la matrice

    B=Mate(f)=Mate(f(e1),f(e2),f(e3))=(101010001).
  • (b)

    Par récurrence, on vérifie

    n,Bn=(10n010001).

    Par formule de changement de base, A=PDP-1 et donc An=PBnP-1.

    En renversant le système

    {e1=e1+e3e2=e1+e2e3=e1+e2+e3

    on obtient

    {e1=e1-e2e2=-e1+e3e3=-e2+e3

    ce qui détermine

    P-1=Mate(e)=(1-1010-1-111).

    En écrivant Bn=I3+nE1,3, on simplifie le déroulement du calcul de An et l’on obtient

    An=In+nPE1,3P-1=(1-nnn010-nnn+1).
 
Exercice 31  718  Correction  

Soit E un 𝕂-espace vectoriel de dimension 3 muni d’une base =(e1,e2,e3).
Soit f(E) dont la matrice dans la base est

A=(021-121011).

On pose ε1=e1+e3, ε2=e1+e2 et ε3=e1+e2+e3.

  • (a)

    Montrer que =(ε1,ε2,ε3) forme une base de E et déterminer la matrice de f dans .

  • (b)

    Calculer An.

Solution

  • (a)

    On vérifie aisément que la famille est libre et c’est donc une base de E.
    f(ε1)=ε1,f(ε2)=ε1+ε2,f(ε3)=ε1+ε2+ε3 donc

    Matf=(111011001)=B.
  • (b)

    B=I3+J avec

    J=(011001000),J2=(001000000).

    Puisque I3 et J commutent la formule du binôme donne

    Bn=I3+nJ+n(n-1)2J2

    car Jk=O3 pour k3.
    Par formule de changement de base, on obtient

    An=(1-n(n+1)2n(n+3)2n(n+1)2-nn+1n-n(n-1)2n(n+1)21+n(n-1)2).
 
Exercice 32  716  Correction  

Soit f(3) représenté dans la base canonique par

(21-1010110).
  • (a)

    Soit 𝒞=(ε1,ε2,ε3) avec ε1=(1,0,1),ε2=(-1,1,0),ε3=(1,1,1). Montrer que 𝒞 est une base.

  • (b)

    Déterminer la matrice de f dans 𝒞.

  • (c)

    Calculer la matrice de fn dans pour tout n.

Solution

  • (a)

    On vérifie aisément que famille 𝒞 est libre et c’est donc une base de 3.

  • (b)

    f(ε1)=ε1, f(ε2)=ε2 et f(ε3)=ε1+ε3 donc

    Mat𝒞f=(101010001).
  • (c)

    Par récurrence:

    Mat𝒞(fn)=(10n010001).

    Par la formule de changement de bases avec

    P=(1-11011101)etP-1=(-1-12-10111-1)

    on obtient

    Mat(fn)=(n+1n-n010nn1-n).
 
Exercice 33  1283   Correction  

Soit E un 𝕂-espace vectoriel muni d’une base =(e1,e2,e3).
Soit f l’endomorphisme de E dont la matrice dans est

A=(3-22120111).
  • (a)

    Montrer qu’il existe une base 𝒞=(ε1,ε2,ε3) de E dans laquelle la matrice représentative de f est une matrice diagonale D de coefficients diagonaux: 1,2 et 3.

  • (b)

    Déterminer la matrice de passage P de à 𝒞. Calculer P-1.

  • (c)

    Quelle relation lie les matrices A,D,P et P-1?

  • (d)

    Calculer An pour tout n.

Solution

  • (a)

    En recherchant des vecteurs tels que f(x)=x,f(x)=2x et f(x)=3x on observe que ε1=(-1,1,2),ε2=(0,1,1) et ε3=(1,1,1) conviennent. De plus, ces trois vecteurs forment une famille libre et donc une base de 3.

  • (b)
    P=(-101111211) et P-1=(0-11-13-21-11).
  • (c)

    Par changement base

    A=PDP-1.
  • (d)

    Sachant calculer Dn on obtient

    An=(3n1-3n-1+3n-2n+3n-1+3.2n-3n1-2.2n+3n-2n+3n-2+3.2n-3n2-2.2n+3n)

    que l’on peut encore écrire

    An=(01-10-110-22)+2n(000-13-2-13-2)+3n(1-111-111-11).
 
Exercice 34  4540   

Soit E un espace vectoriel réel de dimension 3 muni d’une base =(e1,e2,e3).

On considère les matrices

A=(0111011-10)etD=(0000-10001).

Soit f l’endomorphisme de E figuré par la matrice A dans la base .

  • (a)

    Montrer que l’endomorphisme f peut être représenté par la matrice D.

  • (b)

    En déduire une matrice PGL3() telle que A=PDP-1.

  • (c)

    On considère les suites réelles (xn), (yn) et (zn) déterminées par:

    {x0=1y0=0z0=0et{xn+1=yn+znyn+1=xn+znzn+1=xn-ynpour tout n.

    Exprimer xn, yn et zn pour tout n1.

 
Exercice 35  1284   Correction  

Soit E un 𝕂-espace vectoriel de dimension 3 et =(e1,e2,e3) une base de E.
On considère les matrices

A=(4-2-210-13-2-1)etD=(000010002).

Soit f l’endomorphisme de E dont la matrice dans la base est A.

  • (a)

    Montrer qu’il existe une base 𝒞=(ε1,ε2,ε3) de E telle que la matrice de f dans 𝒞 soit D.

  • (b)

    Déterminer la matrice P de GL3() telle que A=PDP-1. Calculer P-1.

  • (c)

    Calculer An pour tout n.

  • (d)

    En déduire le terme général des suites (xn)n,(yn)n et (zn)n définies par:

    {x0=1y0=0z0=0et{xn+1=4xn-2(yn+zn)yn+1=xn-znzn+1=3xn-2yn-znpour tout n.

Solution

  • (a)

    En résolvant les équations: f(u)=0,f(u)=u et f(u)=2u on trouve que ε1=e1+e2+e3,ε2=e2-e3 et ε3=e1+e3 sont des vecteurs tels que f(ε1)=0,f(ε2)=ε2,f(ε3)=2ε3.
    On vérifie aisément que la famille 𝒞 est libre et c’est donc une base de E, celle-ci convient.

  • (b)

    On a

    P=(1011101-11),P-1=(-11110-12-1-1).
  • (c)

    Par changement de base

    An=PDnP-1=(2n+1-2n-2n10-12n+1-1-2n1-2n)=(00010-1-101)+2n(2-1-10002-1-1).
  • (d)

    Posons Xn=(xnynzn). On observe Xn+1=AXn. Par récurrence Xn=AnX0.
    Avec X0=(100) on obtient

    {xn=2n+1yn=1zn=2n+1-1.
 
Exercice 36  3212     CCINP (MP)Correction  

Soient b=(i,j) et B=(I,J) deux bases d’un -espace vectoriel de dimension 2 et P la matrice de passage de b à B.
Pour xE, notons

v=MatbxetV=MatBx.
  • (a)

    Retrouver la relation entre v et V.

  • (b)

    Soient f(E) et

    m=MatbfetM=MatBf.

    Retrouver la relation entre m et M.

  • (c)

    Par quelle méthode peut-on calculer mn lorsque l’on connaît deux vecteurs propres non colinéaires de f.

Solution

  • (a)

    P est la matrice de l’application IdE dans les bases B au départ et b à l’arrivée.
    La relation x=IdE(x) donne matriciellement v=PV.

  • (b)

    La relation f=IdE-1fIdE donne matriciellement M=P-1mP.

  • (c)

    Dans une base de vecteurs propres, la matrice de f est diagonale et ses puissances sont alors faciles à calculer. Par changement de base, on en déduit mn.

[<] Changement de bases[>] Rang d'une matrice

 
Exercice 37  1273  Correction  

Soient E un 𝕂-espace vectoriel de dimension 3 et f(E) tel que f20 et f3=0.

Montrer qu’il existe une base de E dans laquelle la matrice de f est

(000100010).

Solution

Comme f20, il existe xE tel que f2(x)0. Posons

e1=x,e2=f(x),e3=f2(x).

Si λ1e1+λ2e2+λ3e3=0 alors

λ1x+λ2f(x)+λ3f2(x)=0.

En appliquant f2 à cette relation, on a λ1f2(x)=0 car on sait f3=0.
Puisque f2(x)0, on a λ1=0 et sans plus de difficultés on montre aussi λ2=0 et λ3=0.
La famille =(e1,e2,e3) est libre en dimension 3, c’est donc une base de E. La matrice de f dans celle-ci est comme voulue.

 
Exercice 38  5203   

Soit f un endomorphisme de 2 vérifiant f2+Id2=0. Montrer que l’on peut trouver une base de 2 dans laquelle la matrice de f est

A=(0-110).
 
Exercice 39  719   Correction  

Soient E un 𝕂-espace vectoriel de dimension n* et f(E) tel que fn=0 et fn-10.
Montrer qu’il existe une base de E pour laquelle:

Mat(f)=(010100).

Solution

Soit xKer(fn-1). Un tel x existe puisque fn-10.
Considérons la famille =(fn-1(x),,f(x),x).
Supposons

λn-1fn-1(x)++λ1f(x)+λ0x=0E.

En y appliquant successivement fn-1,,f,Id on obtient λ0=0,,λn-2=0 puis λn-1=0 car fn-1(x)0E.
est une famille libre formée de n=dimE vecteurs, c’est donc une base de E.
De plus, Mat(f) est de la forme convenable.

 
Exercice 40  1275   Correction  

Soit f un endomorphisme d’un 𝕂-espace vectoriel E de dimension n* vérifiant

fn=0etfn-10.
  • (a)

    Justifier qu’il existe un vecteur xE tel que la famille =(x,f(x),f2(x),,fn-1(x)) forme une base de E.

  • (b)

    Déterminer les matrices de f,f2,,fn-1 dans cette base.

  • (c)

    En déduire que

    {g(E)|gf=fg}=Vect(Id,f,f2,,fn-1).

Solution

  • (a)

    Comme fn-10,xE,fn-1(x)0.
    Si λ0x+λ1f(x)++λn-1fn-1(x)=0 alors:
    en composant avec fn-1, on obtient λ0fn-1(x)=0 d’où λ0=0.
    en composant successivement avec fn-2,,f,I, on obtient successivement λ1=0,,λn-2=0,λn-1=0
    Par suite, =(x,f(x),f2(x),,fn-1(x)) est libre et forme donc une base de E.

  • (b)

    On a

    MatBf=(0(0)1(0)10)=A

    puis

    Mat(f2)=A2=(0(0)01(0)100),,.
    Mat(fn-1)=An-1=(0(0)0100).
  • (c)

    Notons C(f)={g(E)|gf=fg}.
    Il est clair que Vect(I,f,f2,,fn-1)C(f).
    Inversement, soit gC(f), notons a0,,an-1 les composantes de g(x) dans . On a

    {g(x)=a0x+a1f(x)++an-1fn-1(x)g(f(x))=f(g(x))=a0f(x)++an-2fn-1(x)g(fn-1(x))=fn-1(g(x))=a0fn-1(x).

    Par suite,

    Matg=(a0(0)a1an-1a1a0)=a0I+a1A++an-1An-1.

    Donc g=a0I+a1f++an-1fn-1Vect(I,f,,fn-1).
    Ainsi,

    C(f)=Vect(I,f,f2,,fn-1).
 
Exercice 41  720   

Soit f un endomorphisme d’un espace réel E de dimension finie vérifiant f2=0.

Montrer qu’il existe une base de E dans laquelle la matrice de f s’écrit par blocs

(0Ir00) avec r

où les 0 désignent des blocs nuls de tailles appropriées.

 
Exercice 42  4154     CCINP (MP)Correction  

Soit f un endomorphisme non nul d’un -espace vectoriel E de dimension 3 vérifiant f3+f=0.

  • (a)

    Soit xE. Démontrer que si x=y+z avec yKer(f) et zKer(f2+Id) alors y=x+f2(x) et z=f2(x).

  • (b)

    Montrer que

    E=Ker(f)Ker(f2+Id).
  • (c)

    Prouver dimKer(f2+Id)1. Montrer que, si xKer(f2+Id){0} alors (x,f(x)) est une famille libre de Ker(f2+Id).

  • (d)

    Que vaut det(IdE)? En déduire dimKer(f2+Id)=2.

  • (e)

    Déterminer une base de E dans laquelle la matrice de f est

    (000001010).

Solution

  • (a)

    Par hypothèse f(y)=0 et f2(z)=z. En composant l’identité x=y+z avec f2, on obtient

    f2(x)=0+f2(z)=z

    et il en découle

    y=xz=x+f2(x).
  • (b)

    Ce qui précède assure l’unicité de la décomposition d’un vecteur x de E et donc le caractère direct de la somme.

    De plus, pour xE, en posant y=x+f2(x) et z=f2(x), on vérifie x=y+z et

    f(y) =f(x)+f3(x)=(f3+f)(x)=0
    (f2+Id)(z) =f4(x)f2(x)=(f3+f)(f(x))=0.

    On peut donc affirmer que E est la somme directe de Ker(f) et Ker(f2+Id).

  • (c)

    On a (f2+Id)f=0 donc Im(f)Ker(f2+Id). Or f0 donc dimIm(f)1 puis dimKer(f2+Id)1.

    Soit x un vecteur non nul de Ker(f2+Id). Supposons

    λ.x+μ.f(x)=0. (1)

    En composant avec f, on obtient λ.f(x)+μ.f2(x)=0 puis

    λ.f(x)μ.x=0. (2)

    La combinaison λ×(1)μ×(2) donne (λ2+μ2).x=0. Sachant x0, on obtient λ2+μ2=0 puis λ=μ=0 car λ et μ sont réels. La famille (x,f(x)) est donc libre.

  • (d)

    En dimension impaire det(Id)=1. Si l’endomorphisme f est inversible, la relation f3+f=0 peut être simplifiée en f2+Id=0. Ceci donne det(f2)=det(Id)=1 ce qui est incompatible avec det(f2)=(det(f))20. On en déduit que f n’est pas inversible: dimKer(f)1.

    La conjonction des résultats qui précèdent donne

    dimKer(f)=1 et dimKer(f2+Id)=2.
  • (e)

    Soit y un vecteur non nul de Ker(f) et x un vecteur non nul de Ker(f2+Id). La famille (y) est base de Ker(f) et la famille (x,f(x)) est base de Ker(f2+Id). Ces deux espaces étant supplémentaires dans E, la famille (y,x,f(x)) est base de E. La matrice de f dans celle-ci est de la forme voulue.

 
Exercice 43  2596     CCINP (PSI)Correction  

Soit f un élément non nul de (3) vérifiant

f3+f=0.

Montrer que 3=Ker(f)Im(f) et que l’on peut trouver une base dans laquelle f a pour matrice

A=(0000010-10).

Solution

Soit xKer(f)Im(f). Il existe a3 tel que x=f(a) et alors

x=-f3(a)=-f2(x)=-f(f(x))=-f(0)=0.

Ainsi Ker(f)Im(f)={0} puis, par le théorème du rang, on peut affirmer

3=Ker(f)Im(f).

Si f2+Id=0~ alors f2=-Id puis (det(f))2=det(-Id)=-1. C’est impossible.
On en déduit que f2+Id0~ et puisque f(f2+Id)=0~, on a Ker(f){0}.
Soit e1Ker(f) non nul.
Puisque par hypothèse f n’est pas l’application nulle, considérons e2=f(a)Im(f) vecteur non nul. Posons e3=-f(e2)Im(f).
On vérifie

f(e3)=-f2(e2)=-f3(a)=f(a)=e2.

De plus, les vecteurs e2 et e3 ne sont pas colinéaires.
En effet, si e3=λe2, on obtient en composant par f, e2=-λe3 et l’on en déduit e2=-λ2e2. Sachant e20, on obtient λ2=-1 ce qui est impossible avec λ.
Puisque (e2,e3) est une famille libre de Im(f) et puisque (e1) est une famille libre de Ker(f), on peut affirmer que (e1,e2,e3) est une base de 3. Dans celle-ci, la matrice de f est égale à A.

 
Exercice 44  2679     MINES (MP)Correction  

Soient f,g(2) tel que f2=g2=0 et fg=gf. Calculer fg.

Solution

Si f=0 alors fg=0.

Sinon, il existe une base de 2 dans laquelle la matrice de f est

A=(0100).

La matrice de g commutant avec celle de f, elle est de la forme

(ab0a).

Puisque g2=0, il vient a=0.

Par suite, la matrice de fg est nulle.

[<] Matrice d'un endomorphisme dans une base bien choisie (similitude)[>] Matrices de rang 1

 
Exercice 45  4525  

Calculer le rang des matrices suivantes:

  • (a)

    (1-12100-110-10001200000)

  • (b)

    (111-1-1-101102-1)

  • (c)

    (01111012-110-11-101).

 
Exercice 46  1285  Correction  

Calculer le rang de familles de vecteurs suivantes de 3:

  • (a)

    (x1,x2,x3) avec x1=(1,1,0),x2=(1,0,1) et x3=(0,1,1)

  • (b)

    (x1,x2,x3) avec x1=(2,1,1),x2=(1,2,1) et x3=(1,1,2)

  • (c)

    (x1,x2,x3) avec x1=(1,2,1),x2=(1,0,3) et x3=(1,1,2).

Solution

  • (a)

    rg(x1,x2,x3)=3.

  • (b)

    rg(x1,x2,x3)=3.

  • (c)

    rg(x1,x2,x3)=2.

 
Exercice 47  1286  Correction  

Calculer le rang des applications linéaires suivantes:

  • (a)

    f:𝕂3𝕂3 définie par

    f(x,y,z)=(-x+y+z,x-y+z,x+y-z).
  • (b)

    f:𝕂3𝕂3 définie par

    f(x,y,z)=(x-y,y-z,z-x).
  • (c)

    f:𝕂4𝕂4 définie par

    f(x,y,z,t)=(x+y-t,x+z+2t,2x+y-z+t,-x+2y+z).

Solution

  • (a)

    rg(f)=3

  • (b)

    rg(f)=2

  • (c)

    rg(f)=4.

 
Exercice 48  2533    CCINP (MP)Correction  

Soient u,v:n[X]n[X] définies par

u(P)=P(X+1)etv(P)=P(X1).
  • (a)

    Calculer rg(uv) en utilisant sa matrice.

  • (b)

    Retrouver ce résultat d’une autre manière.

Solution

  • (a)

    Dans la base canonique, la matrice de uv est de la forme

    (02*02n00)

    donc

    rg(uv)=(n+1)1=n.
  • (b)

    On peut aussi étudier le noyau de uv et par un argument de périodicité justifier que seuls les polynômes constants sont éléments de ce noyau.

 
Exercice 49  4541   

Calculer le rang des matrices suivantes en fonction des paramètres réels a, b et c:

  • (a)

    A=(111b+cc+aa+bbccaab)

  • (b)

    B=(111abca3b3c3).

 
Exercice 50  1287   Correction  

Calculer le rang des matrices suivantes en fonction des paramètres:

  • (a)

    (111b+cc+aa+bbccaab)

  • (b)

    (1cos(θ)cos(2θ)cos(θ)cos(2θ)cos(3θ)cos(2θ)cos(3θ)cos(4θ))

  • (c)

    (ab(0)(0)bb(0)a)

Solution

  • (a)

    Notons A=(111b+cc+aa+bbccaab),

    rg(A)=rg(1110a-ba-c0c(a-b)b(a-c))=rg(1110a-ba-c00(b-c)(a-c)).

    En discutant les 5 cas possibles: rg(A)=Card({a,b,c}).

  • (b)

    Notons A=(1cos(θ)cos(2θ)cos(θ)cos(2θ)cos(3θ)cos(2θ)cos(3θ)cos(4θ)).

    rg(A)=rg(100cos(θ)sin2(θ)sin(θ)sin(2θ)cos(2θ)sin(θ)sin(2θ)sin2(2θ)).

    Si sin(θ)=0 alors rg(A)=1.
    Si sin(θ)0 alors

    rg(A)=rg(100cos(θ)sin2(θ)2cos(θ)×sin2(θ)cos(2θ)sin(θ)sin(2θ)2cos(θ)×sin(θ)sin(2θ))=rg(10cos(θ)sin2(θ)cos(2θ)sin(θ)sin(2θ))=2.

    Résumons: Si θ0[π], rg(A)=2, sinon rg(A)=1.

  • (c)

    Notons A la matrice étudiée.
    Cas: a=b=0. rg(A)=0 car la matrice A est nulle.

    Cas: a=0 et b0. rg(A)=n car les n colonnes de A sont indépendantes.

    Cas: a0. En effectuant successivement C2aC2-bC1,C3a2C3-bC2,,Cnan-1Cn-bCn-1, on obtient

    rg(A)=(aaan-(-1)nbn)

    (il y a conservation du rang car a0).

    Donc, si an=(-b)n alors rg(A)=n-1, sinon rg(A)=n.

 
Exercice 51  1292  

Soit m. Donner la dimension des sous-espaces vectoriels de 3 suivants:

  • (a)

    F={(x,y,z)3|x+my+z=0 et mx+y+z=0}.

  • (b)

    G={(x,y,z)3|mx+y+z=x+my+z=x+y+mz=0}.

 
Exercice 52  1293  Correction  

On considère, pour m paramètre réel, les sous-espaces vectoriels de 3:

F={(x,y,z)3|x+my+z=0 et mx+y-mz=0}

et

G={(x,y,z)3|x-my+z=0}.
  • (a)

    Déterminer la dimension de F et G.

  • (b)

    Discuter, selon la valeur de m, la dimension du sous-espace vectoriel FG.

Solution

  • (a)
    rg(1m1m1-m)=2

    donc dimF=1 et rg(1-m1)=1 donc dimG=2.

  • (b)
    rg(1m1m1-m1-m1)={2 si m=03 sinon

    donc

    dim(FG)={1 si m=00 sinon.
 
Exercice 53  1289   Correction  

Soient A et B deux matrices carrées d’ordre 3 telles que AB=O3.

Montrer que l’une au moins de ces matrices est de rang inférieur ou égal à 1.

Solution

Soient u et v les endomorphismes de 3 canoniquement associés à A et B.

Comme uv=0, on a Im(v)Ker(u), puis rg(v)=3dimKer(v)dimKer(u).
Par suite, dimKer(u)+dimKer(v)3, puis dimKer(u)2 ou dimKer(v)2.
On a alors respectivement rg(u)=rg(A)1 ou rg(v)=rg(B)1.

 
Exercice 54  4542   

Soient A3,2() et B2,3() deux matrices vérifiant

AB=(100010000).

Déterminer les rangs de A et B et calculer BA.

 
Exercice 55  699   Correction  

Soient A3,2() et B2,3() matrices de rang 2 vérifiant (AB)2=AB.
Montrer BA=I2.

Solution

On a A(BA-I2)B=0.
Or puisque A est de rang 2, Ker(A)={0} et donc (BA-I2)B=0.
De plus, puisque B est de rang 2, Im(B)=2() et donc BA-I2=0.

 
Exercice 56  710  Correction  

Soit G un groupe multiplicatif formé d’éléments de n().

Montrer que les éléments de G ont tous le même rang.

Solution

Commençons par noter que le neutre multiplicatif de G n’est pas nécessairement In. Par exemple, G={On} est un groupe multiplicatif formé d’éléments de n().
Notons J le neutre du groupe G. Soit AG.

D’une part, JA=A donc rg(A)=rg(JA)rg(J).

D’autre part, il existe BMn() tel que AB=J donc rg(J)=rg(AB)rg(A).

Finalement,

AG,rg(A)=rg(J).

On peut même être plus précis et constater que les matrices de A ont toutes la même image.

 
Exercice 57  3032     X (MP)Correction  

Soit f:n() non constante telle que:

(A,B)n()2,f(AB)=f(A)f(B).

Pour An(), prouver l’équivalence:

AGLn()f(A)0.

Solution

Commençons par déterminer f(In) et f(On).
On a f(In)=f(In2)=f(In)2 donc f(In)=0 ou 1.
Si f(In)=0 alors pour tout An(), f(A)=f(A×In)=f(A)×f(In)=0 et donc f est constante ce qui est exclu. Ainsi, f(In)=1.
Aussi f(On)=f(On2)=f(On)×f(On) donc f(On)=0 ou 1.
Si f(On)=1 alors pour tout An(), f(A)=f(On)×f(A)=f(On×A)=f(On)=1 et donc f est constante ce qui est exclu. Ainsi, f(On)=0.
Si A est inversible alors f(In)=f(A×A-1) donne f(A)×f(A-1)=1 et donc f(A)0.
La réciproque est plus délicate.
Supposons A non inversible et posons r=rg(A).
La matrice A est équivalente à la matrice

Jr=(IrOr,n-rOn-r,rOn-r)

ce qui permet d’écrire A=QJrP avec P,Q inversibles. On a alors f(A)=f(Q)f(Jr)f(P) et il suffit de montrer f(Jr)=0 pour conclure.
Par permutation des vecteurs de bases, la matrice Jr est semblable à toute matrice diagonale où figure r coefficients 1 et n-r coefficients 0. En positionnant, pertinemment les coefficients 0, on peut former des matrices A1,,Ap toutes semblables à Jr vérifiant

A1Ap=On.

On a alors

f(A1)f(Ap)=0.

Or il est facile d’établir que si deux matrices sont semblables, la fonction f prend les mêmes valeurs sur celles-ci. Par suite, f(Jr)=f(A1)==f(Ap) et ainsi f(Jr)p=0 puis enfin f(Jr)=0.

 
Exercice 58  5349     MINES (MP)Correction  

Soit Mn().

Montrer que la matrice M est inversible ou nulle si, et seulement si, rg(AM)=rg(MA) pour toute matrice An().

Solution

() Si M est inversible alors, pour toute matrice An(), rg(AM)=rg(A) et rg(MA)=rg(A) car on ne modifie pas le rang d’une matrice en multipliant par une matrice inversible. On en déduit rg(AM)=rg(MA). Si M est la matrice nulle alors rg(AM)=rg(MA)=0 pour toute matrice An().

() Supposons rg(AM)=rg(MA) pour toute matrice An(). Si la matrice M n’est pas inversible, il existe une colonne X non nulle telle que MX=0. Pour toute colonne Y, on considère alors A=XYn() et l’on a

rg(MA)=rg(MXY)=0 donc rg(XYM)=0.

Puisque la colonne X n’est pas nulle, nécessairement la ligne YM doit être nulle. Cela entraîne MY=0 pour toute colonne Y et donc M=0. Ainsi, si la matrice M n’est pas inversible, c’est la matrice nulle.

Proposons une démarche alternative.

Posons r0;n le rang M. On peut écrire M=QJrP avec P,QGLn() et Jr la matrice canonique de rang r de n(). L’égalité rg(AM)=rg(MA) entraîne rg(AQJr)=rg(JrPA) et donc rg(PAQJr)=rg(JrPAQ) car on ne modifie pas le rang en multipliant par une matrice inversible. L’application APAQ étant bijective de n() vers n(), on obtient rg(JrB)=rg(BJr) pour toute matrice B de n(). Par l’absurde, si r1;n-1, considérons B la matrice dont les r premières lignes sont nulles et les suivantes constituées de coefficients tous égaux à 1. Le produit JrB est nul alors que BJr ne l’est pas. C’est absurde.

[<] Rang d'une matrice[>] Matrices équivalentes

 
Exercice 59  701   

Soit An(𝕂) une matrice de rang 1.

  • (a)

    Établir l’existence de deux colonnes X,Yn,1(𝕂) vérifiant A=YX.

  • (b)

    En déduire l’existence de λ𝕂 tel que A2=λA.

 
Exercice 60  700   Correction  

Soit A une matrice carrée de rang 1.

Montrer qu’il existe λ𝕂 tel que A2=λA.

Solution

Il existe une colonne X telle que AX0 car A n’est pas la matrice nulle.

On a alors Im(A)=Vect(AX).

Or A2XIm(A) et il existe donc λ𝕂 tel que A2X=λAX.

De plus, pour YKer(A), A2Y=0=λAY.

Enfin, les espaces Ker(A) et Vect(X) sont supplémentaires dans n,1(𝕂) donc A2=λA.

 
Exercice 61  4974     MINES (PC)

Soient (X1,,Xn) et (Y1,,Yn) deux familles libres d’éléments de n,1().

Établir que la famille (XiYj)1i,jn est une base de n() constituée de matrices de rang 1.

 
Exercice 62  3460   Correction  

Soit Hn() une matrice de rang 1.

  • (a)

    Montrer qu’il existe des matrices U,Vn,1(𝕂) telles que H=UV.

  • (b)

    En déduire

    H2=tr(H)H.
  • (c)

    On suppose tr(H)-1. Montrer que In+H est inversible et

    (In+H)-1=In-11+tr(H)H.
  • (d)

    Soient AGLn(𝕂) telle que tr(HA-1)-1. Montrer que A+H est inversible et

    (A+H)-1=A-1-11+tr(HA-1)A-1HA-1.

Solution

  • (a)

    Soit U une colonne non nulle de l’image de H.
    Pour tout 1jp, la colonne Cj de H peut s’écrire Cj=λjU avec λj𝕂.
    La matrice colonne V=(λ1λn) vérifie alors H=UV.

  • (b)

    On a alors H2=U(VU)V avec λ=VU un scalaire donc H2=λH et

    λ=VU=tr(VU)=tr(UV)=tr(H).
  • (c)

    En développant

    (In+H)(In-11+tr(H)H)=In+H-11+tr(H)H-11+tr(H)H2=In.

    Par le théorème d’inversibilité des matrices, on obtient In+H est inversible et

    (In+H)-1=In-11+tr(H)H.
  • (d)

    On a rg(HA-1)=rg(H)=1 car on ne modifie pas le rang en multipliant par une matrice inversible.
    On en déduit que In+HA-1 est inversible et

    (In+HA-1)-1=In-11+tr(HA-1)HA-1.

    En multipliant par la matrice inversible A, on obtient A+H=(In+HA-1)A inversible et

    (A+H)-1=A-1(In+HA-1)-1=An-1-11+tr(HA-1)A-1HA-1.

[<] Matrices de rang 1[>] Trace

 
Exercice 63  4963   Correction  

Soit An,p(). Existe-t-il une matrice Mp,n() vérifiant A=AMA?

Solution

Soit r=rg(A). On peut écrire A=QJrP avec P,Q inversibles et Jr matrice canonique de rang r de type (n,p). Considérons alors M=P-1JrQ-1 avec Jr matrice canonique de rang r de type (p,n). Puisque JrJrJr=Jr, on obtient par simple calcul AMA=A.

 
Exercice 64  703   Correction  
  • (a)

    Montrer qu’une matrice An(𝕂) est non inversible si, et seulement si, elle est équivalente à une matrice nilpotente.

  • (b)

    Soit f:n(𝕂)𝕂 une application vérifiant: f(On)=0, f(In)0 et pour tous A,Bn(𝕂),

    f(AB)=f(A)f(B).

    Montrer que An(𝕂) est inversible si, et seulement si, f(A)0.

Solution

  • (a)

    Si A n’est pas inversible alors rg(A)<n. Or il est possible de construire une matrice nilpotente de rang égal à rg(A). Deux matrices étant équivalentes si, et seulement si, elles ont le même rang, on peut conclure que A est équivalente à une matrice nilpotente. La réciproque est immédiate.

  • (b)

    Si A est inversible alors f(A)f(A-1)=f(In)=1 donc f(A)0. Si A n’est pas inversible alors A est équivalente à une matrice nilpotente B. Pour celle-ci, on a f(B)=0 car f(Bn)=f(B)n. Puisque l’on peut écrire A=PBQ avec P et Q inversibles, on peut conclure f(A)=0.

[<] Matrices équivalentes[>] Trace d'une projection

 
Exercice 65  4216  

Soient An,p(𝕂) et Bp,n(𝕂). Établir tr(AB)=tr(BA).

 
Exercice 66  5121  
  • (a)

    Existe-t-il des matrices A,Bn(𝕂) telles que AB-BA=In?

  • (b)

    On suppose que A,Bn(𝕂) vérifient (AB-BA)2=AB-BA. Montrer que A et B commutent.

 
Exercice 67  3259  

Soient A et B deux matrices de n(𝕂) vérifiant AB-BA=A.

Calculer tr(Ap) pour tout p*.

 
Exercice 68  5891  Correction  
  • (a)

    Soit An() vérifiant tr(AA)=0. Montrer que A est la matrice nulle.

  • (b)

    Soient A,Bn() vérifiant

    Xn(),tr(AX)=tr(BX).

    Que dire des matrices A et B?

Solution

  • (a)

    Notons ai,j le coefficient d’indice (i,j) de la matrice A. Le coefficient d’indice (i,i) de AA est

    [AA]i,j=j=1n[Ai,j][A]i,j=j=1nai,j2

    et donc

    tr(AA)=i=1nj=1nai,j2=0.

    Par nullité d’une somme de termes tous positifs, on obtient ai,j=0 pour tous i,j=1,,n et donc A=On.

  • (b)

    Par différence

    Xn(),tr((AB)X)=0.

    Cela vaut en particulier pour X=(AB) et donc AB=On. On en déduit A=B.

 
Exercice 69  731  Correction  

Soit φ une forme linéaire sur l’espace n(𝕂).

Montrer qu’il existe une matrice An(𝕂) telle que pour tout Mn(𝕂), φ(M)=tr(AM).

Solution

Posons aj,i=φ(Ei,j)𝕂. On peut écrire

M=1i,jnmi,jEi,j

Par linéarité

φ(M)=1i,jnaj,imi,j=tr(AM)

avec A=(ai,j)n(𝕂).

 
Exercice 70  729  Correction  

Soit f un endomorphisme de rang 1 d’un 𝕂-espace vectoriel E de dimension n1. Montrer

f2=tr(f)f.

Solution

Méthode: On figure l’endomorphisme f dans une base adaptée à son noyau.

Par la formule du rang,

dimKer(f)=dimE-rg(f)=n-1.

Soit (e1,,en-1) une base de Ker(f) complétée en =(e1,,en-1,en) base de E. Les premiers vecteurs de cette base annulant f, la matrice de f dans est de la forme

M=(00α100αn).

Par produit matriciel, on vérifie M2=αnM et donc f2=αn.f avec αn=tr(M)=tr(f).

 
Exercice 71  2547    CCINP (MP)Correction  

Soit E un -espace vectoriel de dimension finie n>1.
Montrer que f(E) de rang 1 n’est pas forcément un projecteur.
Montrer que f(E) de rang 1 et de trace 1 est un projecteur.
Trouver une base de (E) constituée de projecteurs.

Solution

Soit (e1,,en) une base de E avec e1,,en-1Ker(f).
La matrice de f dans cette base est de la forme

A=(00λ1λn-100λn)

avec λn=tr(f).
On observe alors que A2=λnA.
Ainsi si tr(f)=1 alors A2=A donc f2=f puis f est un projecteur.
Par l’isomorphisme de représentation matricielle dans une base donnée de E, on peut retraduire le problème matriciellement.
En considérant les éléments Ei,i et Ei,i+Ei,j pour 1ijn on forme une base de n() telle que souhaitée.

 
Exercice 72  4976     X (PC)Correction  

À quelle condition existe-t-il des matrices A,Bn() vérifiant (AB-BA)2=In?

Solution

Supposons que de telles matrices existent et posons M=AB-BA. D’une part

tr(M)=tr(AB)-tr(BA)=0

et d’autre part M2=In et M est donc la matrice d’une symétrie, semblable à

(Ip00Iq) avec p=dimKer(M-In) et q=dimKer(M+Is).

On a donc

p-q=0

et l’entier n=p+q est nécessairement pair.

Inversement, si n est pair, on écrit n=2p et les matrices A et B suivantes sont solutions

A=(0Ip00)etB=(00Ip0).

En résumé, de telles matrices A et B existent si, et seulement si, n est un entier pair.

 
Exercice 73  732   

Soit T une forme linéaire sur n(𝕂) vérifiant T(AB)=T(BA) pour toutes matrices A et B de n(𝕂). Établir que T est colinéaire à la forme linéaire trace.

 
Exercice 74  2686     MINES (MP)Correction  
  • (a)

    Soit f une forme linéaire sur n() vérifiant

    A,Bn(),f(AB)=f(BA).

    Montrer que f est proportionnelle à la trace.

  • (b)

    Application : Soit g un endomorphisme de l’espace vectoriel n() vérifiant

    A,Bn(),g(AB)=g(BA)etg(In)=In.

    Montrer que g conserve la trace:

    Mn(),tr(g(M))=tr(M)

Solution

  • (a)

    Notons Ei,j les matrices élémentaires de n(). Puisque

    Ei,i=Ei,jEj,i et Ej,j=Ej,iEi,j

    l’hypothèse de travail donne

    f(Ei,i)=f(Ei,jEj,i)=f(Ej,iEi,j)=f(Ej,j).

    De plus, pour ij, on a

    Ei,j=Ei,jEj,jetOn=Ej,jEi,j

    donc

    f(Ei,j)=f(Ei,jEj,j)=f(Ej,jEi,j)=f(On)=0.

    Ainsi, par linéarité

    f(A)=f(1i,jnai,jEi,j)=1i,jnai,jf(Ei,j)=λi=1nai,i=λtr(A)

    en notant λ la valeur commune des f(Ei,i).

  • (b)

    Posons f=trg. L’application f est une forme linéaire vérifiant

    A,Bn(),f(AB)=f(BA).

    Ainsi f=λtr.
    Or f(In)=tr(g(In))=tr(In) donc λ=1. Ainsi f=tr et

    Mn(),tr(g(M))=f(M)=tr(M).
 
Exercice 75  4544   

Soit n un entier supérieur à 2.

  • (a)

    Soit φ une forme linéaire sur n(). Montrer qu’il existe une unique matrice An() telle que φ(M)=tr(AM) pour toute matrice Mn().

  • (b)

    En déduire que tout hyperplan de n() contient une matrice inversible.

 
Exercice 76  3029   Correction  

Soient An() et φ l’endomorphisme de n() défini par

φ(M)=MA.

Exprimer la trace de φ en fonction de celle de A.

Solution

Calculons les coefficients diagonaux de la représentation matricielle de φ dans la base canonique formée des matrices élémentaires Ei,j.
On a φ(Ei,j)=Ei,jA.
Or A=k=1n=1nak,Ek, donc φ(Ei,j)==1naj,Ei, car Ei,jEk,=δj,kEi,.
La composante de φ(Ei,j) selon Ei,j vaut aj,j.
Par suite, la trace de φ vaut i=1nj=1naj,j=ntr(A).

 
Exercice 77  4217   

Soit An(). Pour Mn(), on pose φ(M)=AM-MA.

  • (a)

    Vérifier que φ définit un endomorphisme de n().

  • (b)

    Calculer la trace de φ.

 
Exercice 78  3419   Correction  

Soit An(). Calculer la trace de l’endomorphisme fn() donné par

f(M)=AM+MA.

Solution

La trace de f est la somme des coefficients diagonaux de la matrice représentative de f dans la base de n() formée des matrices élémentaires Ei,j. Puisque le coefficient d’indice (i,j) de la matrice f(Ei,j) est ai,i+aj,j, on obtient

tr(f)=1i,jn(ai,i+aj,j)=2ntr(A).
 
Exercice 79  711   

Établir que Vect{AB-BA|A,Bn()} est un hyperplan de n().

[<] Trace

 
Exercice 80  5116  

Soit p une projection d’un espace vectoriel E de dimension n1.

Montrer tr(p)=rg(p).

 
Exercice 81  2242    NAVALE (MP)Correction  

Soient E et F deux 𝕂-espaces vectoriels de dimensions finies respectives n et p avec n>p.
On considère u(E,F) et v(F,E) vérifiant

uv=IdF.
  • (a)

    Montrer que vu est un projecteur.

  • (b)

    Déterminer son rang, son image et son noyau.

Solution

  • (a)

    (vu)2=vIdFu=vu donc vu est un projecteur.

  • (b)

    Le rang d’un projecteur est égal à sa trace donc

    rg(vu)=tr(vu)=tr(uv)=tr(IdF)=p.

    On a

    Im(vu)Im(v) et dimIm(vu)=rg(vu)=prg(v)=dimIm(v).

    On en déduit

    Im(vu)=Im(v).

    On a

    Ker(u)Ker(vu) et dimKer(u)=n-rg(u)n-p=n-rg(vu)=dimKer(vu)

    donc

    Ker(vu)=Ker(u).
 
Exercice 82  4527   

Soient p1,,pn des projecteurs d’un espace E de dimension finie.

Montrer que p1++pn est un projecteur si, et seulement si, pipj=0 pour tous i et j1;n tels que ij.

 
Exercice 83  3864     X (MP)Correction  

Soient A1,,Akn() vérifiant

A1++Ak=Inet1ik,Ai2=Ai.

Montrer

1ijk,AiAj=On.

Solution

Les matrices Ai sont des matrices de projection et donc

tr(Ai)=rg(Ai).

On en déduit

i=1krg(Ai)=i=1ktr(Ai)=tr(In)=n.

Or

n=Im(i=1kAi)i=1kIm(Ai)n.

Ainsi,

i=1kIm(Ai)=n

et la relation sur les rangs donne

i=1kdim(Im(Ai))=dimn.

Les espaces Im(Ai) sont donc en somme directe

i=1kIm(Ak)=n.

Pour tout xn, on peut écrire

x=A1x++Akx.

En particulier, pour le vecteur Ajx, on obtient

Ajx=A1Ajx++Ajx++AkAjx.

La somme directe précédente donne alors par unicité d’écriture

1ijk,AiAjx=0

et peut alors conclure.

 
Exercice 84  5819   Correction  

Soient p1,,pm des projecteurs d’un espace de dimension finie E vérifiant

p1++pm=IdE.
  • (a)

    En employant la trace, établir

    dimE=rg(p1)++rg(pm).
  • (b)

    En déduire que E=Im(p1)Im(pm).

  • (c)

    Calculer pipj pour 1i,jm.

Solution

  • (a)

    Lorsque p est un projecteur, on sait tr(p)=rg(p). On a donc par linéarité de la trace

    dimE=tr(IdE)=k=1mtr(pk)=k=1mrg(pk).
  • (b)

    L’égalité qui précède donne

    dimE=k=1mdimIm(pk). (1)

    Au surplus, l’égalité p1++pm=IdE donne

    xE,x=p1(x)++pm(x)k=1mIm(pk)

    et donc

    E=k=1mIm(pk).

    Sachant (1), on obtient

    E=k=1mIm(pk). (2)
  • (c)

    Soient 1i,jm. On sait pipj=pi lorsque i=j car pi est un projecteur. Montrons pipj=0 pour ij en observant Im(pj)Ker(pi)

    Puisque pi est un projecteur, Im(pi) et Ker(pi) sont supplémentaires. Par ce qui précède, Im(pi) et kiIm(pk) sont aussi supplémentaires. On en déduit11 1 On n’a pas directement l’égalité car il n’y a pas unicité d’un supplémentaire.

    dimKer(pi)=dim1kimIm(pk).

    Pour xKer(pi), l’égalité IdE=p1++pm donne

    x=1kinpk(x)1kimIm(pk).

    On a donc l’inclusion Ker(pi)kiIm(pk) puis l’égalité par l’égalité des dimensions. En particulier, Im(pj)Ker(pi) et donc pjpi=0.

 
Exercice 85  219   Correction  

Soient E un -espace vectoriel de dimension finie et p1,,pm des projecteurs de E dont la somme vaut IdE. On note F1,,Fm les images de p1,,pm. Montrer

E=k=1mFk.

Solution

Puisque p1++pm=IdE, on a pour tout xE,

x=p1(x)++pm(x)k=1mFk.

Ainsi,

Ek=1mFk.

De plus,

dimE=tr(IdE)=k=1mtr(pk).

Or les pk sont des projecteurs, donc tr(pk)=rg(pk)=dimFk.
Ainsi,

dimE=k=1mdimFk.

On peut alors conclure E=k=1mFk puis E=k=1mFk.

 
Exercice 86  2651     MINES (MP)Correction  

Soit G un sous-groupe fini de GLn() tel que gGtr(g)=0. Montrer que gGg=0.

Solution

Posons p=gGg. On a

p2=gGhGgh.

Or, pour gG, l’application hgh est une permutation du groupe G et donc

hGgh=p.

Par suite, p2=Card(G)p et 1Card(G)p est une projection vectorielle. Puisque son rang égale sa trace, rg(p)=0. Ainsi, p=0.

 
Exercice 87  2388     CENTRALE (MP)Correction  

Soient 𝕂= ou et H une partie non vide et finie de GLn(𝕂) stable par multiplication.

  • (a)

    Soit MH. Montrer que k*MkH n’est pas injective.
    En déduire que H est un sous-groupe de GLn(𝕂).
    Soient

    q=Card(H)etP=1qMHM.
  • (b)

    Montrer, si MH, que MP=PM=P. En déduire P2=P.

  • (c)

    Trouver un supplémentaire, dans n,1(𝕂), stable par tous les éléments de H, de

    MHKer(M-In).
  • (d)

    Montrer que

    MHtr(M)q.

    Que dire si cette somme est nulle?

Solution

  • (a)

    L’application considérée est au départ d’un ensemble infini et à valeurs dans un ensemble fini, elle ne peut donc être injective et il existe k<, Mk=M ce qui fournit Mp=In avec p=-k car M est inversible. On en déduit que InH et que M-1=Mp-1H. Cela suffit pour conclure que H est un sous-groupe de GLn(𝕂).

  • (b)

    Si MH alors NMN et NNM sont des permutations de H. On en déduit que MP=PM=P car pour chaque terme les sommes portent sur les mêmes éléments.

    P2=1qMHMP=1qMHP=P.
  • (c)

    Puisque P2=P, Im(P)=Ker(P-In) et Ker(P) sont supplémentaires dans n,1(𝕂).
    Si XKer(P) alors PX=0 et pour tout MH, PMX=PX=0 donc MXKer(P). Ainsi Ker(P) est stable par H.
    Si XMHKer(M-In) alors pour tout MH, MX=X donc PX=X puis XKer(P-In).
    Inversement, si XKer(P-In) alors PX=X et pour tout MH, X=PX=MPX=MX et donc XMHKer(M-In). Ainsi,

    MHKer(M-In)=Ker(P-In)

    et Ker(P) est solution du problème posé.

  • (d)

    P est une projection donc tr(P)=rg(P) et donc MHtr(M)=qtr(P)q.
    Si MHtr(M)=0 alors P=0. Par suite, MHKer(M-In)={0} et il n’y a donc pas de vecteur non nul invariant pour tous les éléments de H et inversement.

 
Exercice 88  3261    Correction  

Soit An(𝕂) vérifiant Ap=In (avec p*). On pose

B=1pk=0p-1Ak.
  • (a)

    Calculer AB.

  • (b)

    Vérifier B2=B.

  • (c)

    En déduire

    dimKer(A-In)=1pk=0p-1tr(Ak).

Solution

  • (a)

    Puisque Ap=In, on a

    AB=1pk=0p-1Ak+1=1p(A++Ap-1+Ap)=1p(In+A++Ap-1)=B
  • (b)

    Par récurrence AkB=B pour tout k. On en déduit

    B2=1pk=0p-1AkB=1pk=0p-1B=B

    et donc B est la matrice d’un projecteur.

  • (c)

    Par suite,

    rg(B)=tr(B)=1pk=0p-1tr(Ak).

    Pour XKer(A-In), on a AX=X donc BX=X et ainsi Ker(A-In)Im(B).
    Inversement, si YIm(B), il existe Xn,1(𝕂) tel que Y=BX et alors

    (A-In)Y=ABX-BX=BX-BX=0

    donc Im(B)Ker(A-In) puis Im(B)=Ker(A-In). On peut alors conclure

    dimKer(A-In)=rg(B)=1pk=0p-1tr(Ak).
 
Exercice 89  734      MINES (MP)

Soient E un espace vectoriel de dimension finie et G un sous-groupe de GL(E) de cardinal fini n*. Montrer

dim(gGKer(g-IdE))=1ngGtr(g).


Édité le 29-11-2025

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